À titre d'illustration
Arrêté à son arrivée à Abidjan après des années d’évasion, un ingénieur français, accusé de cybercriminalité et de blanchiment de capitaux, fait face à la justice. Sa demande de liberté provisoire a été rejetée.
Abidjan, 16 avril 2026 -crocinfos)– "Je venais faire la surprise à mes parents pour les fêtes de Pâques. C'est moi-même qui ai été surpris", confie le jeune homme, un ingénieur diplômé, arrêté à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny à son arrivée à Abidjan. Il s’apprêtait à retrouver sa famille après plusieurs années d'absence, mais son retour a pris une tournure inattendue.
Un mandat d'arrêt lancé à son encontre par le Pôle pénal, économique et financier (PPEF) l’a rapidement conduit en détention, accusé de plusieurs infractions, dont l’association de malfaiteurs en vue de la cybercriminalité, l’introduction frauduleuse de données dans un système d’information, le blanchiment de capitaux et leur association.
En fuite depuis plusieurs années après avoir disparu des radars, il avait poursuivi ses études en France, où il avait décroché un diplôme d’ingénieur et un CDI stable. Mais à l’occasion des vacances de Pâques, il décide de rentrer en Côte d’Ivoire pour annoncer à ses parents la bonne nouvelle. Le destin en a décidé autrement.
Présenté ce jeudi devant le tribunal, le jeune homme a contesté son jugement. Son avocat a sollicité une liberté provisoire, mais le Parquet s’y est opposé. Au tribunal, la présidente du tribunal a multiplié les questions à son égard, abordant son parcours professionnel et ses obligations à Paris. Elle a notamment interrogé le prévenu sur ses dates de retour et la reprise de son emploi.
Après un long moment de délibération, le tribunal a mis la décision en délibéré, avec une nouvelle audience prévue pour le 23 avril 2026. En attendant, l’ingénieur restera sous le régime de la détention.
Infos Fernand Dédeh