[Interview/Situation sécuritaire au Burkina Faso, ses activités, ses relations avec l’ex-Premier Ministre ivoirien Hamed Bakayoko] Le Boucantier d’origine Burkinabé Marchelo Ouédraogo se prononce

[Interview/Situation sécuritaire au Burkina Faso, ses activités, ses relations avec l’ex-Premier Ministre ivoirien Hamed Bakayoko] Le Boucantier d’origine Burkinabé Marchelo Ouédraogo se prononce

Abidjan, 07-07-2021 (crocinfos.net) Se présentant comme le président de la « Jet 8 » parisienne, et créateur du « Liwaga danse décoller » et de « Liwaga américain & Warba sexy », le « boucantier », Marchelo Ouédraogo que nous avons joint depuis la capitale française où il réside nous parle de son quotidien. Originaire du FASO, Ouédraogo Arzouma Marcellin, à l’état civil, se prononce sur la situation sécuritaire qui frappe son pays, évoque ses activités ainsi que ses relations avec le défunt Premier Ministre ivoirien Hamed Bakayoko.

Nous allons commencer par la triste actualité́ du moment avec la tuerie de plus de 168 civiles dans le nord de votre pays, le Burkina Faso. Vous demandez au Président Roch Marc Christian Kaboré que vous appelez votre “homologue’’ à négocier avec les terroristes. Hypothèse que le président burkinabé n’a pourtant jamais encarté́ ? Pourquoi une telle sortie ?

Toutes mes condoléances aux familles éplorées et prompt rétablissement aux blessés. Oui c’est vrai, j’ai envoyé un message à mon homologue Roch Marc Christian Kaboré en disant ceci : “ Contrairement aux discours officiels, la France et les États Unis négocient secrètement avec les terroristes, quand ça les arrange. Nous sommes un pays pauvre, le Burkina Faso. Ce n’est donc pas nous qui allons dire niet, aux négociations. Voyons aussi notre intérêt. C’est nos familles qui meurent, matin midi et soir. Des centaines de morts dans des villages du Sahel. Nous nous battons avec ces fous de Dieu. Nos populations, nos forces de défense et de sécurité sont endeuillées par ces gens’’. C’est pour cela que j’ai demandé à mon homologue de négocier.

En plus des négociations que vous souhaitez ardemment, quelles pistes de solutions préconisez-vous pour ramener la quiétude au sein des populations, au Burkina Faso ?

Il y a un proverbe qui dit je cite : « Si tu es chez toi et que tes enfants meurent de la même maladie tous les jours, et que tes voisins n’ont pas la même maladie, c’est que tu as un problème dans ta cour ». Je préconise que mon homologue demande conseils à ses prédécesseurs. Car, le Burkina Faso n’avait pas de problème. Nous voulions la paix quel que soit le prix. Les Burkinabè ont assez pleuré, nous n’avons plus besoin de cela. La patrie ou la mort nous vaincrons.

Vous vous faites appeler Président de La Jeunesse Consciente (LJC), cela consiste à quoi exactement ?

Parce que très jeune j’étais conscient. J’évitais la facilité et je me suis toujours battu pour aider ma famille. En Afrique, j’ai remarqué que beaucoup de jeunes n’aiment plus se battre, ils préfèrent la facilité et beaucoup d’entre eux se retrouvent en prison, d’autres meurent dans des circonstances bizarres, le fétichisme, le maraboutage… c’est là qu’est venu l’idée de créer la jeunesse consciente et je suis suivi par tous ceux qui sont conscients (LJC) en abrégé.

Est-ce que la Jeunesse Consciente que vous prôner consiste à étaler des billets de banque sur des tables et diffuser ces images sur les réseaux sociaux comme vous le faites ?

Vous savez, je viens de la même cour que la jet-set ivoirienne. Je suis ami avec tous les membres créateur et j’ai assisté à la création du mouvement jet 7 et aujourd’hui moi président, j’ai créé la « jet-8 », un mouvement qui n’est plus à présenter car connu du monde entier. Les billets en euros étalés sur une table c’est à domicile chez moi au palais présidentiel à Paris. Et c’est pour donner la force à la jeunesse consciente de travailler de ne pas s’asseoir et attendre comme on le dit. Il faut « Bara », (travailler : Travailler). Il y a que ça qui paye.

Vous vous présentez également comme conseiller vestimentaire, styliste-modéliste, créateur de Paris, New-York. À quand remonte votre dernier défilé́ de mode aussi bien en France qu’en Afrique ?

Oui, Je suis styliste modéliste et conseiller vestimentaire, j’ai travaillé avec Gisèle Gomez à sa boutique d’Abidjan plateau et après, je me suis envolé pour la France pour mieux apprendre la couture dans une école où je me suis inscrit. C’était à l’institut Paris modéliste, de Paris. J’y ai fait 3 ans et j’ai obtenu un diplôme. Du styliste modéliste, j’ai créé ma propre marque de vêtements MARCHELINO GOGO PARIS (MGG PARIS) qui est vendu dans le monde entier et porté par des stars et les Hommes chic. Pas de défilés pour l’instant mais beaucoup de shooting photos. D’ailleurs, bien que né au Burkina Faso, je vous signale que j’ai grandi en Côte d’Ivoire, à Abidjan, Marcory. Pas loin du collège Pascal.

L’un de vos slogans est, “je ne dirai jamais allô patron’’. Alors, nous supposons que vous travaillez pour votre propre compte. Pouvons-nous avoir une estimation de votre patrimoine ?

Je suis un homme d’affaires qui aide beaucoup de jeunes financièrement et en conseils. Mais, comme l’homme en général est ingrat, il y a beaucoup qui ne vont pas reconnaître mais moi président, je continue d’aider quand je peux. C’est ce qui est important. C’est plus que ce que vous appelez patrimoine et autres biens matériels.

Il n’y a pas longtemps vous étiez à Abidjan. Précisément lors des obsèques officielles du Premier ministre Hamed Bakayoko. Quelle relation aviez-vous avec le défunt chef du gouvernement ivoirien ?

Avant de répondre à cette question, je voudrais, si vous me le permettez, présenter une fois encore, mes sincères condoléances à la famille Bakayoko, et au peuple ivoirien. Vous savez, le ministre et moi président se connaissions depuis 1985 quand il avait une boîte de nuit au plateau où je partais. C’est là qu’on s’est connu pour la première fois. Et après, on se voyait souvent à Paris en boîte de nuit, au restaurant, et dans sa propre boîte à Paris, Alizé Club. C’était un homme bien plein d’amour, qui prodiguait de sages conseils… Dommage, ce sont les bonnes personnes qui partent tôt, et les mauvaises personnes sont toujours avec nous. Nous sommes fatigués d’eux. Que son âme repose en paix ! Je voudrais, si vous me le permettez, également dire merci au Molare qui a pris une part active dans les obsèques du Premier ministre Hambak. Par ailleurs, j’étais mécontent au stade parce que j’ai vu tous les artistes du monde passer sauf un artiste Burkinabè et j’ai même fait un direct pour dire que ce n’était pas normal. Hamed Bakayoko était généreux avec tous les artistes et managers du monde. Pour terminer, je voudrais dire merci, ainsi qu’à votre organe. Bien de chose aussi à vos lecteurs. Prenez mon « Sougri sambissi » c’est en Mooré. Ça signifie en français « Acceptez mes excuses mes frères ». C’est mon slogan et vous répondez « Sougri » qui veut dire « On pardonne ». Pour clore, je dirai aux jeunes, notamment à la jeunesse consciente (LJC), « Si ton père n’a pas eu l’argent ce n’est pas ta faute, mais si toi tu n’as pas eu l’argent, c’est ta faute ». Soyez tous bénis de là où vous êtes. Et à bientôt.

Une correspondance particulière de Digbeu Narcisse 

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