Cote d’Ivoire-Abobo: lancement des activites du PAPACI, Tanoh Sylvedtre(president), pour une gestion decentralisee

Cote d’Ivoire-Abobo: lancement des activites du PAPACI, Tanoh Sylvedtre(president), pour une gestion decentralisee

-Kacou N’Da Hillaire(SG):” La seule industrie que regorge la commune est la mairie..”

“…Je suis fier de vous annoncer aujourd’hui, que malgré les difficultés, cette mission est en passe d’être accomplie avec le lancement officiel de nos activités. J’insiste seulement sur le fait que cela ne constitue qu’une première étape. Je vous demande donc solennellement de continuer à nous apporter votre soutien. Continuez à nous aider à bâtir notre édifice qui par essence est aussi le vôtre et donc celui de toute une jeunesse, toute une génération”,. Tels sont les propos introductifs du président du Pari Abobolais pour la Paix et l’Amour en Côte d’Ivoire(Papaci)Tanoh Sylvestre à l’occasion du lancement des activités de ladite association, le samedi 5 août 2018 à l’EPP Onuci d’Anonkoua Koute.

En effet, pour lui, le Papaci caresse le secret espoir de favoriser l’émergence de la société civile en Côte d’Ivoire.” Prenons le pari que dans quelques années, la société civile, dans toute la Côte d’Ivoire, puisse émerger et à son tour communiquer l’esprit d’élévation et de réussite”, indique t-il.La lutte contre l’insécurité apparaît comme une des priorités de Tanoh Sylvestre et ses camarades qui pensent que le blason de leur commune a besoin d’être redoré.”Abobo c’est déjà 2 500 000 âmes, seule une décentralisation de la chose communale saura assurer la pérennité de notre amour et la paix, moteur essentiel de développement en prenant en compte le chalenge du Changement climatique et la destruction de nos ressources naturelles”, précise t-il. Avant de dérouler l’objectif que veut atteindre le Papaci: “il s’agirait ici de faire concilier le développement économique à celui de l’environnement et du social. Rendre un cadre de vie plus sain afin que les populations abobolaises trop laissées pour compte en marge de cette Côte d’Ivoire, puissent enfin vivre dans la paix au sein d’une parfaite cohésion sociale”. Emboîtant le pas à son président, le secrétaire général du Papaci Kacou N’Da Hillaire soutient que leur association a adopté la stratégie de la décentralisation pour résoudre le problème des abobolais.Le fondement du PAPACI repose sur les comités de gestion de quartiers. Nous avons donc arbitrairement découpé notre commune en 40 sections. 40 sous-quartiers qui nous donnent 40 différents CGQ. Chaque CGQ comprend 20 membres subdivisés en 3 groupes : le bureau exécutif(11), le Commissariat aux comptes (2) et enfin, le Conseil Consultatif (7).Nous obtenons une équipe de 40 fois 20 = 800 personnes tous dédiés à la cause de leur quartier respectif. En plus des comités de gestions nous avons 6 commissions de 5 personnes chacune soit un surplus de 30 personnes pour gérer le quotidien de nos vies. Commission Projet et développement, sport et loisir, salubrité, sécurité, Ntic, socio culturelle.En tout et pour tout nous avons 50 personnes assignées à chaque sous-quartier”. En outre, le secrétaire général du Papaci, soutient mordicus que la commune d’Abobo doit être administrée par un de ses fils.“Pour résoudre les problèmes de Soweto il faut y habiter. Pour délier les inégalités de New York, il faut y vivre. Ainsi il est plus qu’évident que seuls nos papas, nos mamans et nous enfants d’Abobo soyons assez intelligents pour gérer notre commune et de ce fait trouver des solutions pérennes à nos problèmes immédiats”, non sans préciser:”La seule industrie que regorge la commune est la mairie. Nous disons qu’elle devrait avoir la vocation d’une mère pour tous ses fils. C’est en cela qu’il est plus qu’urgent que la mairie d’Abobo revienne à ses fils”.

EKB

Ci-dessous l’intégralité des discours

Discours du president du Papaci

Mesdames et messieurs, en vos rangs, grades et qualités,

Dimanche, 1er jour de la semaine et jour du Seigneur pour nos frères chrétiens est tout un symbole pour nous. Dieu est notre alpha et notre omega. En Lui, nous débuterons,  en son saint nom nous fonctionnerons et grâce à lui nous conclurons Insha’Allah ! Comme disent nos fervents musulmans.

J’éprouve un réel plaisir et une grande fierté de me tenir devant vous, pour célébrer un évènement que les membres de la jeune association PAPACI, Pari Abobolais pour la Paix et l’Amour en Côte d’Ivoire attendaient depuis de longs mois pour certains et de longues années pour d’autres.

J’ai à cet effet une pensée particulière pour Mlle Doho Clarisse, Présidente de l’ONG Bénédiction qui au lendemain de la crise déjà n’a qu’œuvré au rétablissement de la cohésion sociale. Mlle Doho qui de par le dynamisme de sa conviction à planter les bases de tout ce qui s’est fait dans l’ombre jusqu’à la réalisation de cette cérémonie. A Monsieur Akeo Antoine, Chef de ce merveilleux  village ainsi qu’à sa notabilité aujourd’hui encore à nos côtés malgré un emploi du temps chargé, nous ne pourrons que dire merci.

Nanan, nanciô !

Permettez-moi de remercier également Nanan Ettien, Nanan Suame, pour leur soutien indéfectible depuis le tout début. Enfin, permettez-moi de saluer les membres de l’association ici présents sans lesquels rien n’aurait été possible et dont l’engagement fera notre succès.

Chers camarades, vous nous avez confié le PAPACI avec une mission que nous jugeons capitale pour l’avenir de notre commune et par ricochet, celui de notre pays. Je suis fier de vous annoncer aujourd’hui, que malgré les difficultés, cette mission est en passe d’être accomplie avec le lancement officiel de nos activités. J’insiste seulement sur le fait que cela ne constitue qu’une première étape. Je vous demande donc solennellement de continuer à nous apporter votre soutien. Continuez à nous aider à bâtir notre édifice qui par essence est aussi le vôtre et donc celui de toute une jeunesse, toute une génération.  Prenons le pari que dans quelques années la société civile, dans toute la Côte d’Ivoire, puisse émerger et à son tour communiquer l’esprit d’élévation et de réussite. Voici en quelques mots la vocation de notre association apolitique. Le Pari Abobolais pour la Paix et l’Amour en Côte d’Ivoire est avant tout un enjeu que devrait relever les enfants d’Abobo pour redorer le blason de leur commune.

Cet engagement, renouvelé devant vous aujourd’hui consiste à :  Participer à la lutte contre ce fléau social à l’orée de notre jeunesse. Ils disent enfants en conflit avec la loi, microbes ! Nous on dit ; petits frères victime de cette vilaine crise programmée qui a secoué notre jeune nation.

En parlant de sécurité, PAPACI aura à défi d’assurer à travers la consistance de son programme, la Sécurité alimentaire et hydrique. Nous mettrons à profit toutes ses terres cultivables autour d’Abobo. D’Alepé à Anyama en passant par Akeïkoi, avec l’aide d’ANADER,  ONDR (office national de développement de la riziculture), sociétés étatiques, nous ferons d’Abobo le grenier d’Abidjan.

Vous conviendrez avec moi qu’il soit inconcevable que toute une frange de nos populations n’ait pas accès à l’eau potable ici en 2018. Si les constructions anarchiques et le manque de civisme contribuent plus ou moins au tarissement de nos nappes phréatiques, PAPACI en atelier avec la SODECI saura porter secours à toutes ses familles qui se retrouvent conditionnées par ce calvaire d’accès à l’eau potable.

Nous pensons sincèrement qu’Abobo a plus besoin d’un souffle nouveau, d’une gestion participative, pour pallier à tous les problèmes qui gangrènent notre société. De la pauvreté au manque d’opportunités économiques et au chômage des nôtres, l’éducation saura participer à l’essor de nos populations, ainsi qu’à sa sécurité et son bien-être.

Notre programme qui s’appuie sur l’efficacité de nos comités de gestion, arbitrairement repartis dans toute la commune saura réinstaurer responsabilité et transparence des instances dirigeantes.

Abobo c’est déjà 2 500 000 âmes, seule une décentralisation de la chose communale saura assurer la pérennité de notre amour et la paix, moteur essentiel de développement en prenant en compte le chalenge du Changement climatique et la destruction de nos ressources naturelles.

Il s’agirait ici de faire concilier le développement économique à celui de l’environnement et du social. Rendre un cadre de vie plus sain afin que les populations abobolaises trop laissées pour compte en marge de cette Côte d’Ivoire, puissent enfin vivre dans la paix au sein d’une parfaite cohésion sociale.

Mesdames et Messieurs, honorables invités, Voilà donc en quelques mots ce que je souhaitais vous dire à propos de l’association et de ses projets. Je réitère les sincères remerciements à tout un chacun. Longue vie au Pari Abobolais pour la Paix et l’Amour en Côte d’Ivoire!

Je vous remercie pour votre aimable attention.

 

Discours du secretaire général du Papaci

Distingués invités, en vos rangs et qualités,

Mesdames et messieurs,

Depuis le mois de Janvier de cette année, nous avons parcouru beaucoup de kilomètres à l’intérieur des 7800 hectares qui constituent  le territoire de notre belle commune. Abobo est apparemment une des plus prisée des 13 que compte le district d’Abidjan. Regardons autour de nous et fort de ce qui se passe avec l’argent du contribuable, vous allez aisément comprendre ce que je veux dire. Seulement, ici, à Anonkoua Kouté, sous ce radieux soleil, pour nous, il ne s’agit surtout pas de campagne. Notre devoir reste de faire comprendre à nos frères que vu la grandeur des choses et les échecs répétitifs du politique notre salut, le salut de toute une jeunesse, réside en nous et essentiellement en nous.  Entendez société civile. C’est un défi générationnel. C’est en effet un cumul de malheur orchestré qui nous a pousser à creuser nos méninges afin de nous même nous prendre en compte. Pour résoudre les problèmes de Soweto il faut y habiter. Pour délier les inégalités de New York, il faut y vivre. Ainsi il est plus qu’évident que seuls nos papas, nos mamans et nous enfants d’Abobo soyons assez intelligents pour gérer notre commune et de ce fait trouver des solutions pérennes à nos problèmes immédiats.

Depuis janvier donc nous avons parcouru du terrain, rencontré un horizon de personnalité. Une beauté qui se chiffre dans le nombre et l’on me fait dire que bientôt nous abobolais avoisineront les 2 500 000 habitants.

Abobo est la perle d’Abidjan.

Que serait le taekwondo sans Dogba Kata (vice-champion du monde) Thomas Arthur (champion national), Désiré Balié, Mariam Bah?

Que serait la musique sans Kadjim, Ki Senoufa, Tangara Speed (Rip) ?

Que serait le foot sans Sam Abouo, Guel Tchiresoua, Koné Ibrahim, Serges Maguy, Digbo Evariste ?

Je serais modeste et m’arrêterais là pour ne citer que ceux-là. Dans notre jargon, on dit il y a foule de perles et oiseaux rares issus des tripes de notre commune… Abobo est vraiment le PAPA de cette nation.

Pour remettre à César ce qui appartient à César, il aurait fallu que nous, dignes fils d’Abobo soyons désormais à même de s’acheter les balais qui serviront à mettre de l’ordre ici-bas. La seule industrie que regorge la commune est la mairie. Nous disons qu’elle devrait avoir la vocation d’une mère pour tous ses fils. C’est en cela qu’il est plus qu’urgent que la mairie d’Abobo revienne à ses fils. Nous voulons balayer chez nous mais nous voulons surtout avoir les moyens de décider à l’achat du genre et du nombre de balais.

PAPACI, Pari Abobolais pour la Paix et l’Amour en Côte d’Ivoire est un défi que les enfants d’Abobo prennent sur eux entre eux vis-à-vis d’eux et vis-à-vis du reste de la Côte d’Ivoire voire du monde.

Pour mettre à profit toutes ces merveilles et tant d’autres nous avons décidé  de décentraliser la gestion de la commune. Le fondement du PAPACI repose sur les comités de gestion de quartiers.

Nous avons donc arbitrairement découpé notre commune en 40 sections. 40 sous-quartiers qui nous donnent 40 différents CGQ. Chaque CGQ comprend 20 membres subdivisés en 3 groupes : le bureau exécutif(11), le Commissariat aux comptes (2) et enfin, le Conseil Consultatif (7).

Nous obtenons une équipe de 40 fois 20 = 800 personnes tous dédiés à la cause de leur quartier respectif.

En plus des comités de gestions nous avons 6 commissions de 5 personnes chacune soit une surplus de 30 personnes pour gérer le quotidien de nos vies.

Commission Projet et développement, sport et loisir, salubrité, sécurité, Ntic, socio culturelle.

En tout et pour tout nous avons 50 personnes assignées à chaque sous-quartier ; Donnez-moi une quelconque autre organisation capable de rivaliser avec le génie du PAPACI.

Dans la rhétorique « Abobo aux Abobolais », dans le passage de la chose théorique à la chose physique, dans nos rêves bientôt réalité, dans nos idées bientôt concept incontournable, nous avons porté notre choix sur un jeune homme épris d’Amour pour les siens.

Né à Treichville, il fera ses premiers pas à la sogefiha. Sylvestre réside la commune depuis bientôt un demi-siècle. Du haut de ses 49 ans il a, sans le vouloir, prouvé à plus d’un la largesse de son cœur. Sylvestre a toujours défendu ses amis. Les années sont passés, l’homme n’a pas changé juste que le destin de la vie l’envoie nous défendre tous à une échelle plus grande. Téméraire, courageux et beaucoup plus sage, c’est tout naturellement que de façon unanime le choix intellectuel de notre pari s’est résumé en lui. M. Tanon saura porter haut le flambeau de nos cœurs dans la paix et l’amour symbole même de l’association apolitique qu’il dirige.   Cher invités je vous quitte, Je laisse la place à mon ami, mon président, mon candidat aux municipalités de 2018 de notre cher cherie Abobo. Que Dieu nous aide

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