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[Côte d’Ivoire] La nouvelle loi sur la presse, les méventes des journaux … #média

Guillaume Gbato remettant copie du projet de la nouvelle loi portant régime juridique de la presse telle que proposée par les organisations des médias

-Le ministre Koné Bruno Nabagné a échangé avec le Synappci

Le ministre de la Communication, de l’Economie Numérique et de la Poste, Koné Bruno Nabagné a accordé une audience au  bureau exécutif national du Syndicat national des Professionnels de la Presse de Côte d’Ivoire (Synappci), le 19 octobre 2017, à son cabinet sis au 23ème étage de l’immeuble Postel 2000 au Plateau. Dans un communiqué de presse de cette organisation syndicale des journalistes ivoiriens, les échanges entre le ministre et le secrétaire général du Synappci, Guillaume Gbato, ont porté sur, entre autres la nouvelle loi sur la presse, les méventes des journaux.

“Un syndicat n’est pas forcément un adversaire, c’est un partenaire avec qui on peut travailler et faire avancer le secteur”, Bruno N. Koné

Guillaume Gbato a expliqué à Koné Bruno la démarche du Synappci dans le processus d’adoption du projet de la nouvelle loi portant régime juridique de la presse, qui à l’en croire, ne vise qu’un consensus autour de dispositions légales dans un cadre inclusif. Il a pour ce faire, sollicité auprès de son hôte un cadre permanent d’échanges entre le ministère et les organisations professionnelles, pour débattre des questions importantes qui concernent la corporation et trouver ensemble  des solutions idoines. Par ailleurs, le secrétaire général du Synappci a aussi présenté au patron de la communication et porte-parole du gouvernement, le tableau sombre des agents des radios de proximité, qui travaillent dans la précarité avec des rémunérations en dessous du Smig.

Saluant la démarche du Synappci, le ministre Koné Bruno a indiqué que c’est une joie pour lui de recevoir le syndicat et échanger sur des questions qui concernent l’amélioration des conditions d’exercice du journalisme. « Avec beaucoup de responsabilité et d’intelligence, on peut régler beaucoup de chose. Un syndicat n’est pas forcément un adversaire, c’est un partenaire avec qui on peut travailler et faire avancer le secteur. Donc je suis ouvert aux échanges pour l’amélioration du secteur », a-t-il déclaré pour affirmer que par le dialogue beaucoup de choses peuvent se régler.

« C’est vrai qu’il y a beaucoup de difficultés, mais il faut reconnaître qu’on ne sera jamais à bout de ces difficultés dans l’adversité », a-t-il ajouté. Et de poursuivre sur le point concernant la suspension du processus d’adoption de cette loi du fait des divergences entre le gouvernement et les professionnels des médias : « La loi sur la presse de 2004 est plus sévère que le projet de loi de 2017

Koné Bruno a aussi exprimé sa peine quant au marasme économique que traverse la presse ivoirienne. « Je suis ouvert à toutes les discussions pour l’avancement de la presse sur les questions pécuniaires, l’impression, la distribution, le financement des entreprises de presse et bien d’autres problèmes. Et pour moi, ce n’est pas la loi sur la presse qui va résoudre tous ses problèmes qui sont réels. Les journaux ne vendent plus. Il faut trouver des solutions. Et nous travaillons déjà sur les voies et moyens pour faire face à cette situation que traversent nos entreprises de presse, que ce soit dans le public comme dans le privé (…) Nous pensons par exemple qu’en ce qui concerne la distribution à l’intérieur du pays où les journaux arrivent tard dans l’après-midi ou le lendemain, dans un environnement où la presse numérique et les réseaux sociaux ont une longueur d’avance sur la presse papier, la solution est de décentraliser l’impression en créant des imprimeries dans les régions », a-t-il soutenu.

Kpan Charles

 

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