[Côte d’Ivoire] Licenciement des 80 agents de l’Agence Emploi jeunes : l’IFCI souhaite remettre un rapport détaillé au président Alassane (déclaration)

[Côte d’Ivoire] Licenciement des 80 agents de l’Agence Emploi jeunes : l’IFCI souhaite remettre un rapport détaillé au président Alassane (déclaration)

PROPOS LIMINAIRES :

    CONFERENCE DE PRESSE DU MERCREDI 30.05.2018 DU PRESIDENT DEL’INTERSYNDICALE DES FONCTIONNAIRES DE COTE D’IVOIRE

Mesdames et Messieurs les Journalistes,

Chers camarades,

Merci d’avoir répondu à notre invitation et bienvenue à ce rendez-vous de vérité et d’éclaircissement sur la situation toujours pendante de l’Agence Emploi Jeunes. Une situation qui perdure depuis environ huit (8) mois.

Nous sommes là aujourd’hui parce nous estimons que le traitement dont elle a fait l’objet ne revêt pas assez d’objectivité.

  • De quoi parlons-nous concretement ?

Depuis Septembre 2017, 80 membres du personnel de l’Agence Emploi jeunes ont été licenciés en violation de la procédure disciplinaire en vigueur. L’administration de l’Agence a évoqué « la faute lourde » pour se débarrasser de ces personnes sans même leur réserver de droits honorables. Le secrétaire général du syndicat et tous ses camarades du bureau national ont été débarqués de l’Agence parce qu’ils ont engagé un mouvement de protestation en vue de revendiquer de meilleures conditions de vie et de travail.

Plusieurs médiations ce sont succédées et ont tous recommandé la réintégration des  agents eu égard au caractère abusif du licenciement : le CNDS, la fonction publique (qui a d’ailleurs rejeté le dossier de mise à disposition initié par le Ministre SYDI TOURE), les chefs traditionnels et l’IFCI. Mais toutes ces médiations ont essuyé un NIET CATEGORIQUE de l’Administration.

L’intersyndicale (IFCI) a entamé une démarche de conciliation qui n’a pas abouti auprès de l’administration de L’AEJ. Face à cet échec, l’IFCI s’est adressé, en vain, au cabinet du Ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Emploi des Jeunes et du Service Civique afin d’aboutir à une solution négociée.

l’IFCI a donc saisi le Premier Ministre pour son arbitrage.

C’est donc dans cette attente que le premier mai 2018, nous avons écouté le discours du Président de la République qui s’est prononcé défavorablement sur ce dossier en relevant que le licenciement est fondé sur des actes de vandalisme et de voies de fait.

Jusqu’à ce jour, ces travailleurs ivoiriens ont espéré une issue heureuse.

  • quelle est L’ANALYSE de l’intersyndicale a ce sujet?

L’IFCI relève  que contrairement aux dispositions du protocole d’accord portant  trêve sociale avec le gouvernement, le Ministre Sidy, membre du gouvernement, n’a jamais daigné recevoir, ni le syndicat de l’Agence Emploi Jeunes, ni l’IFCI en vue de trouver une solution négociée à la crise.

En outre, l’IFCI note que l’administration de l’AEJ et le cabinet du Ministre Sidy n’ont pu lui  produire les éléments de preuve, à aucun moment, pour conforter toutes les parties de l’existence d’actes de vandalisme.  Pire, ils n’ont également pas pu transmettre ces dits éléments de preuve demandés par le CNDS et le CNDH-CI.

L’INTERSYNDICALE indique  que le licenciement de ces 80 agents, n’a point respecté la procédure en vigueur pour les sanctions disciplinaires.

L’INTERSYNDICALE précise qu’une enquête diligentée aurait permis de situer toutes les responsabilités avant que des décisions extrêmes ne soient prises.

L’IFCI, est donc convaincu que c’est sur la base d’un rapport biaisé, avec tout le respect que nous  devons aux auteurs, que le Président de la République s’est prononcé sur le dossier.

  • NOTRE POSITION ET RECOMMANDATIONS

L’IFCI s’est engagée à travers le protocole d’accord avec le gouvernement dans une trêve sociale, afin de trouver des solutions négociées  aux préoccupations des travailleurs. C’est pourquoi ;

  • L’IFCI se propose, si le Président de la République le permet, de lui transmettre un rapport décrivant les faits tels qu’ils se sont déroulés ;
  • S’il est démontré que les agents de l’AEJ n’ont pas posés d’actes de vandalisme L’IFCI est persuadée que le Président de la République, épris de justice, saura apprécier.
  • l’IFCI se réserve le droit d’utiliser toutes les voies de recours en liaison avec d’autres structures syndicales afin que la vérité éclate.

Mesdames et messieurs les animateurs de la presse voici en quelques mots ce pourquoi nous vous avons invité ce matin. Nous sommes ouverts pour répondre à vos questions aux fins d’éclaircir les éventuelles zones d’ombre de notre intervention.

Je vous remercie

 

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