[Côte d’Ivoire] Une manifestation de l’opposition dispersée par la police

[Côte d’Ivoire] Une manifestation de l’opposition dispersée par la police

-Un journaliste  bastonné par les forces de l’ordre

La police a dispersé à coups de gaz lacrymogène des partisans de l’opposition qui tentaient de manifester jeudi à Abidjan, pour réclamer une nouvelle Commission électorale indépendante (CEI) et la suspension de la sénatoriale, et violenté un journaliste dans l’exercice de son métier.

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Le travail professionnel (?) des policiers ivoiriens contre un journaliste sans arme

Très tôt, gendarmes et policiers en grand nombre et fortement armées ont occupé la place des Martyrs, dans la commune d’Adjamé, où devraient se rassembler les manifestants à l’appel d’Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS), une coalition de partis et d’organisations proches de l’ex-président Laurent Gbagbo.

Avec des tirs de gaz lacrymogène, les policiers ont empêché tout rassemblement, créant une débandade généralisée dans le quartier d’Adjamé et la fermeture des commerces et services. À Cocody, au siège de la CEI,  où il y avait des manifestants, le journaliste blogueur Daouda Sa Majesté du site : www.poleafrique.info, a été pris à partie par des policiers.

Le confrère a été violenté par huit policiers, rudoyés de coups de pieds, dépouillé de son argent et traîné comme un malpropre avant d’être libéré. Il en a gros sur le cœur. « Cela fait la 2e fois que la police nationale de Côte d’Ivoire me vole mon argent. La première fois c’était une agression en règle dans une voiture D48 480. La seconde c’est dans l’exercice de mes fonctions qu’on me pille mes 40. 000 FCFA, mais demain, je vais parler. Je vais parler », promet le journaliste bloggeur sur sa page facebook.

L’opposition réclame une réforme de la CEI conformément à un arrêt de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, rendu en novembre 2016, enjoignant l’Etat de Côte d’Ivoire de procéder à la modification de la CEI pour la rendre conforme aux instruments juridiques régionaux auxquels d’Etat de Côte d’Ivoire fait partie.

Pour le gouvernement ivoirien, « en l’absence d’un mécanisme électoral idéal en la matière et d’autant plus que le mandat de cette CEI, régulièrement constituée est en cours, la réforme de la composition actuelle de la CEI ne se justifie guère ».

La campagne pour les sénatoriales s’est ouverte lundi en prélude au scrutin samedi avec 58 listes et 116 candidats pour 66 sièges à pourvoir, sans la participation de l’opposition.

De mauvais signes pour les journalistes à la veille des échéances électorales sénatoriales  du 24 mars 2018. Ce n’est pas nouveau en Côte d’Ivoire puisque des journalistes ont de tout été victimes de la barbarie de certains policiers zélés.

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