[Inauguration de l’extension de l’usine de Cargill Cocoa] Les agriculteurs gagnent quoi? ?

[Inauguration de l’extension de l’usine de Cargill Cocoa] Les agriculteurs gagnent quoi? ?

Ce mardi 2 novembre 2021, inauguration de l’extension de l’usine de Cargill Cocoa dans la zone industrielle de Yopougon.

Abidjan, le 3-11-2021 (crocinfos.net)  Barthelemy Zouzoua Inabo: Une chose à reconnaître au Blanc de la Mé: en un peu plus de six mois à la Primature, il a sorti la fonction ministérielle du « bavardage politique ». Du coup, les ministres-chanteurs de louanges sont devenus silencieux. JPA est certes partout à la fois mais au moins, il va à l’essentiel.

Ce mardi 2 novembre 2021, inauguration de l’extension de l’usine de Cargill Cocoa dans la zone industrielle de Yopougon. Le marathon JPA se poursuit. Il y était. Pour affirmer une fois de plus, le nouveau virage de l’action gouvernementale. C’est lui qui avait piloté le programme de campagne de ton camarade pour le troisième mandat. « Ce programme vise, comme vous le savez, à faire du secteur privé la priorité nationale absolue du pays, en vue de créer suffisamment de valeur ajoutée et d’emplois, pour doubler à nouveau le PIB par habitant d’ici 2030 pour réduire la pauvreté de moitié et augmenter l’espérance de vie de 10 ans en 10 ans. »

Le cacao: filière emblématique du miracle ivoirien, selon JPA. Avec plus de 40% de l’offre mondiale, le cacao constitue, en effet la première culture de rente exportée par la Côte d’Ivoire et représente 40% des recettes d’exportation nationales. En outre, il contribue à hauteur de 20% au PIB, mobilise près d’un million de producteurs et contribue à faire vivre au quotidien près de 5 millions d’ivoiriennes et d’ivoiriens.

‘’On regarde le panier et les conditions de vie du planteur. Les chiffres donnent le tournis. Les producteurs réclament toujours un juste prix ou du moins, le respect du prix d’achat officiel.’’

Seulement, voilà: plus de 60 ans après les indépendances, « le miracle ivoirien » tient à l’exportation des fèves. Et les producteurs ne vivent pas toujours de leurs métiers. Leurs enfants triment sur les cabosses de cacao, ceux qui ont la chance, gouttent le produit fini, le chocolat, en l’achetant plus cher que les que le kilo des fèves de cacao. L’équation à résoudre la transformation et la consommation des produits agricoles.

JPA rassure. « Dans cette perspective, un train de mesures visant à améliorer la compétitivité du secteur et développer le taux de transformation locale a été adopté, en plusieurs étapes depuis 2016. »

Le fils du Bélier, le patron des commerçants et des industriels de Côte d’Ivoire, le banquier, confirme les dispositions du gouvernement: « Avec plus de 2 millions de tonnes de cacao, le gouvernement ne cesse de mettre en place, en plus des avantages du code d’investissement, des mesures additionnelles attractives encourageant les opérateurs du cacao à accélérer la cadence de transformation de nos produits. » La société CARGILL s’est engagée à augmenter sa capacité de broyage de 50%, passant ainsi de 110 000 tonnes à environ 170 000 tonnes par an.

Tant mieux, si le taux de transformation du cacao augmente au plan national. Le gouvernement est en convention avec au moins six sociétés. L’usine de Barry Callebaut, l’autre grand du milieu, à San-Pedro à une capacité de production de 200.000 tonnes par an.

On regarde le panier et les conditions de vie du planteur. Les chiffres donnent le tournis. Les producteurs réclament toujours un juste prix ou du moins, le respect du prix d’achat officiel.

La chronique de Fernand Dédeh

NB: le titre est de la rédaction

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