La lutte contre la corruption, un combat de chaque instant

La lutte contre la corruption, un combat de chaque instant

La lutte contre la corruption, un combat de chaque instant, un engagement citoyen. Et les candidats au concours de CAFOP, en dénonçant le racket dont ils sont objets, de la part de certains acteurs de l’Ecole, prennent leur part à la moralisation de la vie publique.

À Barthelemy Zouzoua Inabo: La lutte contre la corruption, un combat de chaque instant, un engagement citoyen. Et les candidats au concours de CAFOP, en dénonçant le racket dont ils sont objets, de la part de certains acteurs de l’Ecole, prennent leur part à la moralisation de la vie publique. La réaction de la tutelle a été prompte. Elle doit être plus ferme!

La fermeté du gouvernement contre les fauteurs de troubles à l’ecole, contre les congés anticipés portent ses premiers fruits. Les congés scolaires du mois de février, c’est à partir de ce vendredi 11 février 2022. Et le front est calme. Comme quoi, un enfant, on l’éduque, on lui donne les rudiments pour son développement personnel mais pour son intégration dans la société. Sans démesure mais aussi sans demi-mesure. Bimbresso n’a pas été inutile. Bimbresso doit être valorisé et vulgarisé. Bien codifié même.

Depuis quelques jours, les candidats aux concours d’entrée dans les CAFOP, dénoncent le racket dont ils sont objets. Des acteurs de l’Ecole prennent indûment de l’argent aux jeunes. Pour des supposés frais de dépôt de dossiers. Les jeunes dénoncent des pratiques anciennes qui ont la peau dure. La tutelle de l’Education nationale et l’Alphabétisation, informée a mis en garde: « au regard des textes, ces frais n’ont aucun fondement légal ». Petromax instruit ses collaborateurs « d’arrêter immédiatement ses pratiques et de procéder, dans les meilleurs délais, au remboursement de toutes les sommes encaissés pour la session 2022 du concours d’entrée au CAFOP. ». Le ministère doit aller plus loin dans la fermeté. Pas de quartier pour les déviants. Et Bimbresso peut les recevoir, les rééduquer et les réinsérer.

Le ministère de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté mène actuellement une réflexion sur le surendettement des fonctionnaires et agents de l’Etat. Il en recherche les causes et les moyens d’action pour protéger le travailleur et l’aider à participer plus activement et de façon dynamique et concentré au développement du pays. Si le pauvre travailleur est déjà endetté avant même d’entrer en fonction… Comment ne pas le retrouver, pieds et mains liés « aux margouillats »?

Des pistes de réflexions à consolider existent: réduire le délai d’attente du premier salaire qui dure parfois trois (3) ans, introduire dans les modules de formation, l’éducation financière, apprendre aux futurs agents de l’Etat à gérer de façon cohérente leurs salaires, le rachat par l’Etat, des dettes de ceux qui sont noyés jusqu’au coup, légiférer contre les usuriers et pourquoi pas, créer une banque des fonctionnaires pour l’accompagnement de ceux-ci. Elle mettra en place, un modèle de prêt à taux préférentiel par rapport aux établissements financiers classiques.

Lutter contre le surendettement des fonctionnaires c’est assurer le développement humain. Cela passe par la mise en lumière des centres sociaux à travers le pays: « Les centres sociaux sont chargés de l’accueil, de l’écoute, de la prise en charge et de l’orientation, le cas échéant de ces populations vers les autres structures publiques ou privées compétentes pour traiter leurs problèmes », a expliqué la Secrétaire d’Etat chargée de la Protection sociale, CKM, en visite dans le Sud-Comoé.

La chronique de Fernand Dédeh

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