Le coronavirus a frappé au cœur de la communauté du Sport (Par Fernand Dédeh)

Le coronavirus a frappé au cœur de la communauté du Sport (Par Fernand Dédeh)

À Barthelemy Zouzoua Inabo: Le Coronavirus nous a poignardés. Il a frappé au cœur de la communauté du Sport. La mort de Pape Diouf m’a vidé. Pas la force d’écrire. En même temps, envie de me dresser, de résister et surtout appeler les Africains à regarder la réalité en face: ce virus-là nous impose son rythme et son agenda. Il a arrêté net notre passion, une vie sans sport, il nous traque, il nous saoule. Seule façon de l’affronter, RES-PEC-TER les mesures d’hygiène et les conseils d’usage. Pour reprendre goût à la vie demain et rendre hommage à PAPE et tous les êtres chers qui sont fauchés. J’ai si mal… Tant qu’il y a la vie, il y a de l’espoir. L’espoir de voir la fin du cauchemar. Bientôt.

Ton parrain est sorti de son auto-confinement. Il a pris un peu de joues. Mais dis-lui, de garder la distance et la vigilance. De rester un peu encore, là où il était. Coro blague les gens oh… Le Poro ne peut rien contre lui. Pour le moment… Il a découvert le télétravail. C’est déjà ça de gagné.
Ton camarade, lui, il y a longtemps, il a vu dedans. L’homme prudent voit le danger venir de loin. Il est depuis, en prudencia et distancia…

‘’Il a arrêté net notre passion, une vie sans sport, il nous traque, il nous saoule’’.

Ton parrain, donc, est sorti pour deux choses: rassurer ses partisans qu’il a la santé et qu’il est toujours à la barre. Il a sept vies, ce monsieur. En 2011, en pleine crise post-électorale, la rumeur l’annonce à l’article de la mort. C’est vrai, il fut très mal en point. J’ai encore en mémoire, les larmes de ton camarade quand « le lion » lui disait : ‘’ Si je dois mourir, je préfère mourir à tes côtés’’, alors que ce dernier se démenait pour obtenir son évacuation en France.

J’ai encore en mémoire sa longue absence hors du pays après la crise post-électorale. Au moment de jouir des fruits de croissance de son combat… Folles rumeurs. Grosses inquiétudes… Raison d’État. Il est revenu au pays.

Cette fois encore, temps de Coro, temps de rumeurs… il est encore là. Cachant « une couronne pour ses ennemis » comme disait le père fondateur…
Nous le jugerons à l’application des annonces contenues dans son discours. Coro ne connaît pas de promesses. Pour combattre le Coronavirus, quatre choses: les médecins doivent être nombreux, avoir les moyens pour travailler, les hôpitaux doivent être équipés en conséquence, en lits et en médicaments, l’Etat doit apporter assistance aux opérateurs économiques frappés dans leurs activités, aider les plus démunis et enfin la discipline des citoyens.

De mon observation personnelle, nous sommes partis pour une crise de longue durée, au moins fin juin ou même juillet. Nous devons être prévoyants…

‘’Les médecins doivent être nombreux, avoir les moyens pour travailler, les hôpitaux doivent être équipés en conséquence, en lits et en médicaments, l’Etat doit apporter assistance aux opérateurs économiques frappés dans leurs activités, aider les plus démunis et enfin la discipline des citoyens’’.

J’ai apprécié la création du fonds de solidarité doté d’un montant de 170 milliards FCFA. On va surveiller sa gestion. L’argent doit aller aux vrais bénéficiaires.
J’ai apprécié le Plan de soutien économique, social et humanitaire de 1700 milliards FCFA dont l’objectif clairement affiché est « d’atténuer l’impact de la pandémie sur les populations et les acteurs économiques des secteurs formels et informels. Il permettra également de préparer une reprise rapide des activités à la fin de la pandémie».

Maintenant qu’il a repris les choses en main, passe-lui mon message. Qu’il fasse stopper « les dons du Premier ministre » qui meublent notre quotidien. Ça fait propagande folklorique. Dis-lui aussi que nous n’apprécions pas, alors pas du tout, les atteintes à la liberté de la presse. Les poursuites contre les journalistes ne font pas partie du plan de lutte contre le Coronavirus. Point!

 

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