Les Ivoiriennes et les Ivoiriens expriment leur indignation après les nominations des personnalités

Les Ivoiriennes et les Ivoiriens expriment leur indignation après les nominations des personnalités

Les réactions vives des Ivoiriens suite aux nominations publiques, témoignant d'une profonde indignation et alimentant la polémique politique. La presse joue un rôle incontournable dans cette situation, soulignant l'importance d'une démocratie saine et d'une presse libre. Lire la chronique de Fernand Dédeh.

Abidjan, Côte d’Ivoire, le 4-5-2024 (crocinfos.net)—À Barthelemy Zouzoua Inabo: Colère, indignation et déception ! Les nominations « de reconnaissance » de ton Camarade choquent une partie de l’opinion publique. Répétition pédagogique à l’occasion de la journée mondiale de la presse : « Une presse forte est l’un des fondements d’une démocratie saine ». Les grandes oreilles ivoiriennes tendues vers le nord. Vernissage photo, à l’ombre de la lumière.

« Toujours les mêmes ». « Des nominations inutiles pour augmenter le train de vie de l’État pendant que le peuple souffre », « le district autonome d’Abidjan est transformé en EHPAD » ! Les Ivoiriennes et les Ivoiriens ne manquent pas de mots assez durs pour exprimer leur indignation après les nominations des personnalités rendues publiques ce vendredi 3 mai 2024. Les intéressés sont heureux, ils retrouvent les tabourets, les honneurs et les paillettes de la République. Les Ivoiriens sont plutôt déçus. Dans l’entourage de ton Camarade, certains parlent de « reconnaissance ». D’autres « de nominations politiques en prévision de 2025 ».

Quoi qu’il en soit, l’impression générale, c’est que le personnel politique autour de ton Camarade ne se renouvelle pas. Il tourne avec les mêmes hommes et les mêmes femmes. Sur ce coup, on devine ses remaniements ou ses aménagements techniques. Avec lui, « rien ne se perd, tout se conserve ». Avec lui, il faut être patient et faire allégeance. Certains ont parfaitement compris son système de fonctionnement. Les perdants, ce sont surtout les jeunes cadres. Ils peuvent attendre. Les anciens ne reculent pas !

La bataille pour les tabourets ! Une note attribuée aux grandes oreilles nationales révèle une opération de déstabilisation des institutions de la République. La note se garde d’accuser frontalement « le fils égaré » de ton Camarade, mais les insinuations dirigent les faisceaux vers le nord, vers les pays où son ombre a été aperçue. Recrutement du commando, formation dans les pays limitrophes, lit-on dans la note, pour une éventuelle opération en Côte d’Ivoire.

‘’Sur ce coup, on devine ses remaniements ou ses aménagements techniques. Avec lui, « rien ne se perd, tout se conserve ». Avec lui, il faut être patient et faire allégeance. Certains ont parfaitement compris son système de fonctionnement.’’

Sauf que tout cela apparaît au grand jour, au moment où les signaux sont à la décrispation, au rapprochement du père et du « fils égaré ». « Nous irons au dialogue », dit un proche de ce dernier.

Il est vrai qu’en matière de sécurité, on ne néglige aucun indice. Il faut cependant éviter de trop tirer sur le cuir…

Lumière sur le rôle de la presse à l’occasion de la 31ᵉ journée mondiale de la presse. L’intervention de l’ambassadeur des USA en Côte d’Ivoire est un rappel des fondamentaux de l’équilibre des pouvoirs et de la société, avec notamment une presse forte et indépendante et professionnelle. « Une presse libre promeut la responsabilité et la transparence, offrant une plateforme permettant aux individus d’apprendre et d’enseigner, d’exprimer leurs pensées et leurs croyances », a insisté la diplomate américaine. Elle a par ailleurs félicité le gouvernement de ton Camarade pour la campagne de sensibilisation « En ligne, tous responsables » sur l’utilisation responsable des réseaux sociaux. « Nous devons nous mobiliser pour sensibiliser les populations sur les conséquences de nos actes sur l’environnement », selon le président de l’UNJCI, JCC.

Lumière sur les ombres. Exposition-photos, qui capte à la fois l’instant d’une vie et la réalité dans sa vraie dimension. Des clichés en noir et blanc d’hommes et de femmes, d’enfants, de personnes ordinaires et/ou célèbres, dans leur environnement quotidien ou professionnel, au gré de l’inspiration et des déplacements du photographe belge Luc Rousouliere, à travers la Côte d’Ivoire. À voir à Cap Sud.

La chronique de Fernand Dédeh

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