Mali, Burkina Faso, Guinée la junte militaire on dit quoi?

Mali, Burkina Faso, Guinée la junte militaire on dit quoi?

Comme les citoyens de la CEDEAO attendent les réponses des militaires au pouvoir au Mali, au Burkina Faso et en Guinée pour sortir leurs pays respectifs des transitions militaires.

Abidjan, le 14-5-2022 (crocinfos.net) À Barthelemy Zouzoua Inabo: Les travaux de la COP15, portant sur le thème: « Terres. Vie. Patrimoine : D’un monde précaire vers un avenir prospère » se poursuivent à Abidjan. En salle. Plutôt que dans la forêt du Banco ou au Jardin botanique de Bingerville. Ou dans la forêt reconstituée de l’Université d’Abidjan. Le terrain appelle et attend les experts. Comme les citoyens de la CEDEAO attendent les réponses des militaires au pouvoir au Mali, au Burkina Faso et en Guinée pour sortir leurs pays respectifs des transitions militaires.

Il était prévu une cérémonie de plantation d’arbres le 10 mai 2022, au lendemain de l’ouverture de la COP15. Elle a été reportée à une date ultérieure. Au delà du succès de l’initiative d’Abidjan, quel autre héritage pratique et quantifiable la COP15 laissera-t-elle a Abidjan et à la Côte d’Ivoire?

Ton Camarade a été pourtant clair: « la Côte d’Ivoire envisage de promouvoir ses actions de restauration de son écosystème forestier et de renforcer la résilience, à travers des initiatives innovantes et intégrant des acteurs du secteur privé, la société civile et les communautés locales. ».
Tout se passera donc sur le terrain. Au profit des populations et des générations futures. La Côte d’Ivoire offre un miroir naturel pour refléter les thèmes débattus en salle par les experts. Les plantations agricoles, les fermes, les pratiques sur les eaux, la pression foncière, les agressions de toutes sortes contre l’environnement… Il faut sortir la COP15 des salles, des théories et la placer sur le terrain réel à Abidjan et/ou à l’intérieur du pays.

Le terrain parle mieux aux yeux et au cœur. Ce ne sont pas les militaires au pouvoir au Mali, au Burkina Faso et en Guinée qui diront le contraire. Les pouvoirs kakis commencent à sentir le feu, hors des casernes. Au Mali, les militaires cherchent un terrain d’entente avec la CEDEAO. Les populations civiles appellent l’organisation sous-régionale à reconsidérer sa position par rapport aux sanctions économiques qui étranglent le pays.

Au Burkina Faso, selon une source introduite, « le pays est dans la situation d’août 87, quelques mois avant l’arrivée de Blaise Compaoré par la rectification. ». Elle ajoute: « Sur le plan militaire, les nominations pompeuses des premiers jours ont montré tout leur absurde sur le terrain avec une chaine de commandement rompue de toutes parts: de nombreux officiers sont au pouvoir à Ouaga et pas au front avec les hommes. ». Signe palpable des tensions au pays des Hommes intègres, une marche contre le néocolonialisme prévue ce samedi 14 mai 2022 à Bobo Dioulasso a été interdite « pour des raisons sécuritaires. »

En Guinée, c’est la totale. La junte militaire a réussi l’impossible: dresser contre elle, les frères-ennemis. L’ex-parti au pouvoir et celui de son principal opposant ont décidé de faire front commun contre les militaires. À la surprise des Guinéens. C’est que la coupe est pleine. La réponse des militaires est plutôt musclée: « interdiction des manifestations publiques ».
Dans l’un ou l’autre de ces pays, ce qui est demandé aux militaires est simple: créer les conditions de leur retour dans les casernes. Il faut en finir avec les régimes d’exemption dans l’espace CEDEAO. Ils n’ont jamais rien résolu.

Bon, si tu me cherches ce samedi 14 mai 2022, je suis au Jardin botanique de Bingerville. Attachement de cola du président délégué de ton équipe, l’Espérance sportive d’Issia… Il est doublement heureux le Monsieur. Son équipe a battu le Réveil club de Daloa en championnat de division 3 à Gagnoa, 2-1. C’est le jour de son jour…

La chronique de Fernand Dédeh

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