[Présidence de la FIF] Idriss Diallo, la surprise

[Présidence de la FIF] Idriss Diallo, la surprise

C'est une surprise. Car, dans cette campagne qui s'est essentiellement résumée en une confrontation souvent musclée entre les partisans de Sory, donné pour favori, et ceux de Didier Drogba, tout le monde a oublié le candidat Idriss Diallo. Erreur de gawa

TRAVAIL DE SAPE. Idriss Yacine Diallo, tête de la liste “Rassembler pour développer”, est le nouveau président, le 13è, de la Fédération ivoirienne de football (Fif). Au second tour, cet ancien vice-président chargé du marketing dans l’équipe de Jacques Anouma (2002-2011) a, par 63 voix contre 61, coiffé au poteau Sory Diabaté, 1er vice-président et président de la ligue professionnelle de football du comité exécutif d’Augustin Sidy Diallo (2011-2020).
Au premier tour, YID, selon ses initiales, était déjà arrivé assez largement en tête. Sur 130 voix, il en a recueilli 59, soit 45.38%, devant Sory Diabaté, 50, soit 38.46% et Didier Drogba, 21, soit 16.15%.
C’est une surprise. Car, dans cette campagne qui s’est essentiellement résumée en une confrontation souvent musclée entre les partisans de Sory, donné pour favori, et ceux de Didier Drogba, tout le monde a oublié le candidat Idriss Diallo. Erreur de gawa, comme disent les Ivoiriens.
Dans la discrétion, observant un profil bas et loin des querelles de clocher, il a mené, sur le terrain, un travail de sape qui a porté ses fruits. Car, les électeurs, le samedi 23 avril 2022, semblent avoir voulu mettre dos-à-dos les deux plus irréductibles protagonistes.
Didier Drogba ne s’en est pas laissé conter. Il a aussitôt félicité Idriss Diallo. “Nous avons un nouveau président de la Fif et je tiens à le féliciter. Je lui souhaite un bon mandat“, a-t-il déclaré, fair-play.
Notre icône du foot a vécu sa première expérience électorale. Il ne maîtrisait pas, comme il l’a avoué, tous les codes quand il se lançait dans la campagne. Il n’a pas réussi, malgré ses efforts et le soutien populaire, à franchir tous les obstacles du “vécu” de toutes les compromissions dressés devant lui.
Mais comme Mandela, il peut dire, au sortir du scrutin: “Je ne perds pas une élection. Soit je gagne, soit j’apprends”. Et il a beaucoup appris dans cette épreuve pour les prochaines batailles.
F. M. Bally

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