Rien n’est jamais simple, dans nos régions

Rien n’est jamais simple, dans nos régions

Rien n’est jamais simple, dans nos régions. J’ai posé un regard sur les dissensions profondes qui secouent le village d’Ebrah, dans la sous-préfecture de Grand -Bassam. Le Roi d’Ebrah a maille à partir avec ses sujets. La génération Bloussoué au pouvoir dans le village a destitué le souverain. Elle a nommé un autre Roi, fonctionnaire international de son état. Seulement voilà, le problème n’est pas pour autant résolu. La question a soulevé la colère de certains, parmi les contestataires du Roi Assemien Nogbou. Les plus émotifs ont donné dans l’injure facile. Les plus lucides ont expliqué la situation qui prévaut dans le village, qui explique la fronde de la génération Bloussoué

Abidjan, le 5-06-21 (crocinfos.com) À Barthelemy Zouzoua Inabo: Bien arrivé à Duekoué. Circulation sur un tapis, d’Abidjan à Daloa, la grande ville (400 km). Entre Daloa et Zoukougbeu, travaux de réhabilitation de la voie, ADO-goudron est en opération. Et puis, sur les 41 km qui séparent Zoukougbeu de Duekoué, Ni Allah, parle à ton Camarade… Pitié… Voie cahoteuse. On ne mange pas goudron? On circule sur le goudron pour le transport des matières agricoles et minières…

Rien n’est jamais simple dans nos régions, villes et villages. La ville de Duekoué abrite deux cérémonies ce samedi 5 juin 2021. L’une, organisée par Femmes dynamiques de Duekoué pour célébrer les mères. L’autre, par le secrétaire d’État aux Affaires maritimes pour remercier ton Camarade de l’avoir nommé… Sauf que les deux manifestations concernent les mêmes populations, elles se tiennent à la même heure. Elles provoquent des tensions qui auraient pu être évitées. Sauf que la coordination a manqué. Ou du moins, un groupe a voulu forcer le passage. Finalement, des choses simples sont devenues compliquées.

‘’Entre Daloa et Zoukougbeu, travaux de réhabilitation de la voie, ADO-goudron est en opération. Et puis, sur les 41 km qui séparent Zoukougbeu de Duekoué, Ni Allah, parle à ton Camarade… Pitié… Voie cahoteuse. On ne mange pas goudron? On circule sur le goudron pour le transport des matières agricoles et minières…’’

Rien n’est jamais simple, dans nos régions. J’ai posé un regard sur les dissensions profondes qui secouent le village d’Ebrah, dans la sous-préfecture de Grand -Bassam. Le Roi d’Ebrah a maille à partir avec ses sujets. La génération Bloussoué au pouvoir dans le village a destitué le souverain. Elle a nommé un autre Roi, fonctionnaire international de son état. Seulement voilà, le problème n’est pas pour autant résolu. La question a soulevé la colère de certains, parmi les contestataires du Roi Assemien Nogbou. Les plus émotifs ont donné dans l’injure facile. Les plus lucides ont expliqué la situation qui prévaut dans le village, qui explique la fronde de la génération Bloussoué: « Nous avons bloqué les dossiers de demande d’ACD, des terrains qu’il a vendus. Ils ont pris énormément de sous. Nous avons tendu la main aux notables qui lui sont restés fidèles pour évaluer les montants à rembourser. Ayant le dos au mur et ayant également l’arrêté préfectoral, le Roi Assemien Nogbou a voulu forcer le passage et s’imposer. C’est nous qui avons fait arrêter la cérémonie », explique un haut responsable de la génération Bloussoué qui a requis  l’anonymat.

Sur le sujet, la version des proches du Roi contesté est totalement différente. Ils accusent plutôt les cadres de la génération de vouloir brader les terres du village. « Un architecte, originaire du village a introduit un dossier au ministère de la Construction et de l’urbanisme. Il a été bloqué parce que l’attestation villageoise, nécessaire, manquait au dossier. Seul le Roi Assemien Nogbou peut délivrer cette attestation villageoise. D’où la manipulation pour le destituer».

La question est évidement sensible. Il y a eu violences, des blessés, des destructions de biens. Le dossier est pendant devant le tribunal. Les tentatives de conciliation n’ont pas pour l’instant abouti. Chaque partie reste campée sur sa position.

Rien n’est facile aussi au football. Au moins, ici, on se passionne pour le jeu, on vibre devant les exploits des joueurs. Match amical international Côte d’Ivoire-Burkina Faso, au stade olympique d’Ebimpé, ce samedi 5 juin 2021 a 17 h. Passage en revue des troupes, réglage des automatismes, voir certains joueurs en situation de jeu. Les deux sélectionneurs nationaux ont les mêmes objectifs sur ce match.

Les Étalons sont arrivés à Abidjan le jeudi 3 juin 2021. Le match est à guichet fermé. 11000 spectateurs sont autorisés dans le stade.

La chronique de Fernand Dédeh

Le titre est de la rédaction

 

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