Sécurité du journaliste, fin de mandat du CN-FIF…

Sécurité du journaliste, fin de mandat du CN-FIF…

Le journalisme a-t-il encore un avenir dans le monde? Les journalistes sont-ils suffisamment protégés? Exercent-ils leur métier dans un environnement aseptisés, garantissant à la fois leur liberté, leur intégrité physique et leurs conditions de vie? Le journalisme classique résiste-il aux nouveaux médias?

Abidjan, le 4-5-2022 (crocinfos.net) À Barthelemy Zouzoua Inabo: Journée mondiale de la liberté de la presse. Occasion pour les professionnels de jeter un regard sur la pratique, l’environnement, les dispositions juridiques, le sous-sol de la République et l’avenir du métier. Ce 3 mai 2022, les journalistes de Côte d’Ivoire et les professionnels de la communication ont marqué un arrêt comme leurs collègues du monde entier, pour réfléchir sur « le journalisme sous l’emprise du numérique ».

Le journalisme a-t-il encore un avenir dans le monde? Les journalistes sont-ils suffisamment protégés? Exercent-ils leur métier dans un environnement aseptisés, garantissant à la fois leur liberté, leur intégrité physique et leurs conditions de vie? Le journalisme classique résiste-il aux nouveaux médias?
Les interrogations sont nombreuses et les réponses ne sont pas toujours simples. En Côte d’Ivoire, on peut le dire, l’année écoulée a été plutôt calme.

L’angoisse des journalistes est ailleurs. Les menaces physiques se font rares. Mais les pressions morales, la précarité du métier, la mévente des journaux-papier, la confiance effritée, la forte concurrence des nouveaux médias, constituent de réelles préoccupations. Un haut responsable chargé de la Communication dans un cabinet ministériel disait récemment: « Les journalistes ivoiriens ne font plus aucun effort. Ils attendent le compte-rendu des communicants des institutions et font des copier-Collet. Le journalisme est en train de mourir. Les journalistes sont devenus, sans le savoir, des communicateurs. ».

Il n’y a pas que les copier-coller des chargés de communication qui sont abondamment repris. Il y aussi les publications sur les réseaux sociaux. Souvent, sans relecture, sans distance. Du coup, les journalistes eux-mêmes désignent et crédibilisent leurs concurrents: les utilisateurs des réseaux sociaux. Ils mettent non seulement les règles de leur métier en veilleuse mais en plus, donnent les moyens au public de douter des informations mais surtout, le bâton aux États-prédateurs de réduire chaque jour, l’espace de la liberté. « Du fait du changement des habitudes de lecture de nombre d’Ivoiriens, la situation tourne en effet au désastre dans le secteur de la presse imprimée. L’impression des journaux est en réduction constante et subséquemment, les chiffres de vente eux-aussi sont en chute libre. La fragilité des entreprises de presse précarise inévitablement les journalistes qu’elles emploient. ». Le président de l’Union nationale des journalistes en Côte d’Ivoire le sait. Maintenant, comment redonner au journaliste sa place réelle dans la société? Question.

En Sport, MDG s’en va. Elle se prépare à remettre les clés de la maison de verre de Treichville au président élu de la fédération ivoirienne de football. Mission terminée. Elle n’était pas facile. MDG a réussi malgré tout, a balayé la maison, la rendre propre ou presque puis partir. C’est tout à son honneur. Elle doit être saluée, félicitée.
Au nouveau président de prendre désormais tout en en main de tout réorganiser et relancer. Il sait d’où le football ivoirien vient. Une longue crise qui a laissé des séquelles.

Le 19 mars 2022, 250 jeunes « en conflit avec la loi » ont été internés dans le centre de resocialisation et de réinsertion de Ouakoukro, à M’Bahiakro. Ces enfants, pour la plupart des vrais caïds, des chefs de gangs, habitués des fumoirs, sont arrivés, dépenaillés, bardés de plaies puantes pour certains, malades, dévorés par la drogues pour d’autres. Un mois et demie plus tard, je revois ces gamins totalement transformés, disciplinés. Ils ont commencé l’apprentissage des métiers qu’ils ont choisis.
On ne le dit pas assez, félicitations aux travailleurs sociaux, aux psychologues dans le centre et surtout aux gendarmes qui sont chargés de la discipline dans le centre.
Les Ivoiriens ont raison « ce que tu n‘as pas encore vu, ne dis pas ça n’existe pas »!

La chronique de Fernand Dédeh

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