[Côte d’Ivoire] Ces femmes activistes détenues arbitrairement en prison

[Côte d’Ivoire] Ces femmes activistes détenues arbitrairement en prison

Elles sont 6 femmes activistes, qui ne caressent pas le pouvoir dans sens du poil. Elles sont détenues arbitrairement à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), des mois avant la présidentielle du 31 octobre 2020, pour leur prises de position. Amnesty international rafraîchit les mémoires.

Les violences en marge des élections présidentielles d’octobre en Côte d’Ivoire ont fait 85 morts et 484 blessés depuis août. Des milliers de personnes ont dû fuir de chez eux. Des figures de l’opposition et de la société civile ont été arrêtées. D’autres personnes qui avaient appelé à manifester ou ont participé à des manifestations ont aussi été arrêtées. Dans certains cas, il s’agit d’arrestations arbitraires visant à faire taire les voix dissidentes.

C’est le cas de Pulchérie Edith Gbalet, coordinatrice de l’ONG Alternatives Citoyennes (ACI), arrêtée le 15 août. Elle avait appelé à manifester pacifiquement contre la décision du Président Ouattara de briguer un troisième mandat. Elle est détenue à la MACA (Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan) et est inculpée d’atteinte à l’ordre public, participation à un mouvement insurrectionnel, atteinte à l’autorité de l’État, destruction volontaire de biens publics et provocation à un attroupement.

A la MACA, se trouvent aussi 5 femmes activistes politiques dont l’une des coordonnatrices du parti GPS (Génération Peuple Solidaire), Anne-Marie Bonifon. Elle a été arrêtée le 13 août lors d’une manifestation pacifique en compagnie de 4 autres femmes de son parti.

L’exemple de ces  femmes illustre l’usage d’arrestations arbitraires par les autorités ivoiriennes pour faire taire les voix dissidentes.

Manifester pacifiquement n’est pas un crime, c’est un droit.

Arrêtées pour avoir appelé à manifester ou avoir manifesté pacifiquement

Pulchérie, arrêtée pour avoir appelé à manifester

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Anne-Marie Bonifon, arrêtée pour avoir manifesté le 13 août

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Ange-Marie Yeo, arrêtée pour avoir manifesté le 13 août

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Henriette Sonnebo Guei, arrêtée pour avoir manifesté le 13 août

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Naminata Koné dite Amy Diaga, arrêtée pour avoir manifesté le 13 août

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Kouigninon Irène Pan épouse Todé, arrêtée pour avoir manifesté le 13 août

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Pulchérie Edith Gbalet est la présidente d’Alternative Citoyenne Ivoirienne – ACI qui est une organisation de la société civile. Militante des droits humains, elle lutte contre les injustices sociales. Le 10 août, elle lance un appel à manifester pacifiquement contre la candidature à un troisième mandat du Président Alassane Ouattara. Elle est arrêtée le 15 août et détenue arbitrairement depuis ce jour.

Anne-Marie Bonifon, 57 ans, est une activiste politique membre du parti Génération Peuple Solidaire – GPS. Elle est la coordinatrice nationale du GPS en Côte d’Ivoire. Elle est arbitrairement arrêtée le 13 août alors qu’elle manifeste pacifiquement contre la candidature à un troisième mandat du Président Alassane Ouattara.

Ange-Marie Yeo, 40 ans, est l’une des femmes arrêtées avec Anne-Marie Bonifon lors de la manifestation du 13 août. Elle est aussi membre du parti Génération Peuple Solidaire – GPS.

Henriette Sonnebo Guei, 55 ans, a aussi été arrêtée le 13 août et est maintenue en détention arbitrairement. Elle est une activiste politique membre du parti Génération Peuple Solidaire – GPS.

Naminata Koné dite Amy Diaga, 49 ans, participait elle aussi à la marche du 13 août organisée pour dénoncer la candidature à un troisième mandat du Président Ouattara. Elle souffre d’hypertension. Elle est détenue arbitrairement depuis le 13 août dans des conditions difficiles.

Kouigninon Irène Pan épouse Todé est une activiste politique membre du parti Génération Peuple Solidaire – GPS. Elle est arbitrairement détenue depuis le 13 août pour avoir participé à une manifestation contre la candidature du Président Alassane Ouattara à un troisième mandat.

Source: https://www.amnesty.org

 

 

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