[Guinée Bissau]  PEC condamne la violente attaque armée d’un groupe de militaires contre la radio privée Capital FM

[Guinée Bissau]  PEC condamne la violente attaque armée d’un groupe de militaires contre la radio privée Capital FM

Abidjan,  le 12-02-2022 (crocinfos.net) Press Emblem Campaign (PEC) condamne la violente attaque ciblée, contre le personnel et les installations de la radio privée Capital FM, en Guinée Bissau, perpétrée le 7 février 2022, par des des hommes en uniforme militaire, lourdement armés.

Selon le témoignage recueilli par PEC auprès de Mme Indira Correia Balade, présidente du Syndicat des Journalistes et Techniciens de la Communication sociale de Guinée Bissau de Guiné-Bissau (SINJOTECS) : « Un groupe d’hommes armés a attaqué la radio, en tirant avec des armes AK à l’intérieur de l’édifice et détruisant tous les équipements. Il y a eu cinq blessés parmi les journalistes, techniciens et personnels administratifs qui essayaient d’échapper aux tirs.  Une journaliste qui a dû sauter du premier étage est hospitalisée, dans un état grave, et doit être évacuée au Portugal, le vendredi 11 février, pour des soins appropriés ». En effet, blessée à la colonne vertébrale et aux côtes la journaliste Maimuna Bari (photo) est dans le coma.

Exprimant sa vive réprobation après cette attaque, le secrétaire général de la PEC, Blaise Lempen a déclaré: « Un tel déferlement de violence contre les professionnels des médias est inadmissible, dans un système démocratique, de la part d’éléments de l’armée. Press Emblem Campaign insiste auprès des autorités de Guinée Bissau pour que les responsables et auteurs de cette agression soient identifiés et sanctionnés par la justice ».

« C’est la deuxième fois, souligne, pour sa part, la présidente du Synjotecs,  que cette radio est attaquée par des hommes armés. La première fois, c’était une nuit, en juillet 2020. Jusqu’à maintenant nous ne connaissons pas les résultats des enquêtes. Dans une rencontre avec l’ancien directeur de la police judiciaire, il nous avait dit que le processus était complexe, à cause des personnes impliquées ».

Mme Indira Correia Balde s’interroge : « Nous ne savons pas comment les autorités vont traiter ce deuxième cas. En fait, nous  n’espérons pas grand chose. Il y a actuellement beaucoup de menaces sur les journalistes et les organes de presse ».

L’attaque de Capital FM, une radio privée au ton critique considérée comme proche de l’opposition, est intervenue six jours après une tentative de coup d’Etat ayant fait une douzaine de morts dans ce pays lusophone d’Afrique de l’Ouest où l’instabilité politico-militaire est alimentée par le trafic de drogue. Le gouvernement a considéré cette attaque comme « un cas isolé ».

Médard KOFFI 

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