[Installation officielle des membres de la Cmpm] Vers la sécurisation de la frontière Côte d’Ivoire-Burkina Faso

[Installation officielle des membres de la Cmpm] Vers la sécurisation de la frontière Côte d’Ivoire-Burkina Faso

Le ministre ivoirien de l’Intérieur et de la Sécurité, le général de corps d’armée, Vagondo Diomandé, a procédé à l’installation officielle de la Commission mixte paritaire de matérialisation (Cmpm) de la frontière Côte d’Ivoire-Burkina Faso, vendredi 19 février à Abidjan

Abidjan, le 20-2-2021 (crocinfos.net) Le ministre ivoirien de l’Intérieur et de la Sécurité, le général de corps d’armée, Vagondo Diomandé, a procédé à l’installation officielle de la Commission mixte paritaire de matérialisation (Cmpm) de la frontière Côte d’Ivoire-Burkina Faso, vendredi 19 février à Abidjan.

C’est dans un contexte marqué par la menace terroriste qu’au nom du Premier ministre ivoirien, président de la Commission nationale des frontières de Côte d’Ivoire (Cnfci), Hamed Bakayoko, que le ministre Diomandé Vagondo a installé les vingt membres de la Commission mixte paritaire de matérialisation, soit dix membres par pays (voir liste).

Par ce geste, les deux États veulent mettre en place un outil de coopération pour la délimitation/la démarcation des frontières, la coopération transfrontalière, et le renforcement de la sécurité aux frontières.

Prof. Zina Ousmane de l’UAO de Bouaké, dans sa communication sur le thème : ‘’Délimitation des frontières, enjeux et perspectives’’ plantait le décor en ces termes: « Nous avons un retour en force de la gestion dans le monde, car il y a différentes symboliques derrière les frontières malgré la bonne volonté des États. Il faut considérer les frontières comme le début de l’État et non comme la fin de L’État».

Pour le ministre d’État burkinabé, ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Clément Sawadogo Pengdwendé l’installation des membres de la Cmpm constitue un évènement majeur entre les deux pays d’ouvrer dans la consolidation de la paix et de la cohabitation pacifique entre les peuples. Mais, à l’en croire, la frontière peut créer une source de tension et de conflit, si elle n’est pas définie et accepter de tous.

Aux membres de la Commission, Clément Sawadogo Pengdwendé a rappeler que c’est une lourde tâche qui leur est confiée. Aux ministres, il les a exhortés à s’atteler avec dévouement au processus qui, à terme permettra de renforcer la cohabitation pacifique entre les populations, mais aussi une meilleure planification de développement des zones frontalières

« Je voudrais dire aux membres de la Commission de travailler vite et bien, parce qu’aujourd’hui l’enjeu de frontière agit avec celui de la sécurité comme nous le savons tous. Notre sous-région est en proie à des menaces terroristes », a indiqué le ministre d’État burkinabé, ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation. Et de de renchérir : « Quand nous ne savons pas comment gérer la frontière, eux (terroristes), ils savent comment la gérer en se faufilant entre elle. C’est un réel problème que nous avons entre les trois frontières (Burkina Faso-Niger-Côte d’Ivoire). Pour ne pas que ces forces du mal utilisent nos zones pour nous faire du mal, délimitons nos frontières ».

Vers le tracé définitif de la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso

Au nom du Premier ministre ivoirien, son représentant a  rappelé l’importance de la haute mission que les deux pays ont confié aux membres de la Commission dans un contexte sécuritaire préoccupant et aussi à un moment où les hautes autorités ivoiriennes et burkinabè déploient beaucoup d’efforts pour combattre tous les périls d’où qu’ils viennent, en vue d’assurer et de garantir la sécurité de leurs populations et leur donner ainsi une forte espérance pour l’avenir.

À son tour, le général Vagondo Diomandé les a invités à mesurer l’ampleur de leur mission et de la grande responsabilité qui est désormais la leur. Toute chose qui, selon lui, vous conduira à tout mettre en œuvre pour atteindre les objectifs visés, et ce dans les délais fixés pour le tracé définitif de la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. « C’est à ce prix seulement que vous serez fiers d’avoir valablement servi nos pays, en leur permettant de disposer d’un instrument de sécurité, de paix, de développement et d’intégration », a-t-il indiqué.

En effet, les missions majeures dévolues à chacune des commissions des deux pays consistent, notamment à la délimitation et à la démarcation des frontières avec leurs voisins, et à la mise en œuvre de la coopération transfrontalière dans divers domaines, en vue de prévenir les conflits entre les États et les populations vivant dans les zones frontalières et de faire des frontières, non pas des barrières, mais plutôt des passerelles, pour une meilleure intégration sous régionale au bénéfice de nos populations.

Par ailleurs, l’histoire retiendra que le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire ont procédé à la matérialisation des frontières à travers la signature d’un accord-cadre le 24 juin 1993, à Abidjan. Ensuite, les deux pays ont signé un protocole d’accord instaurant la Commission mixte paritaire de matérialisation de la frontière Côte d’Ivoire-Burkina Faso le 30 juillet 2014, à Ouagadougou (Burkina Faso), lors de la Conférence au sommet du Traité d’amitié et de coopération (TAC).

Sériba Koné 

MEMBRES DE LA COMMISSION MIXTE PARITAIRE DE LA COTE D’IVOIRE

1)            Diakalidia KONATE, Secrétaire Exécutif de la Commission Nationale des Frontières

2)            Nurudine OYEWOLE, Coordonnateur Technique chargé des Affaires Juridiques, du Contentieux et de la Coopération Transfrontalière

3)            MAHAN Paul, Ambassadeur, Directeur Afrique au Ministères des Affaires Etrangères

4)            KOFFI Kongoué Joachim, Conseiller Technique au Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme

5)            KOFFI Kodia Raoul, Sous- Directeur de la Promotion des Partenariats au Ministère de l’Economie et des Finances

6)            DOUMBIA Mori, Directeur des Archives Nationales

7)            BALE Fernand, Directeur du Centre d’Informations géographique et du Numérique

8)            Professeur NASSA Dabié Désiré Axel, de l’Institut de Géographie Tropical

9)            Docteur GONNIN Gilbert, Professeur de l’Institut d’Histoire, d’Art, d’Archéologie Africaine

10)         Colonel TANNY Hugues, Directeur du Développement et de la Coopération Internationale au Ministère de la Défense

MEMBRES DE LA COMMISSION MIXTE PARITAIRE DU BURKINA FASO

1             Président            ZAGRE Léontine              SP-CNF/MATD

2             OUEDRAOGO Alassane W          SP-CNF/MATD

3                             NAGABILA Halidou        IGB

4                             OUEDRAOGO Abdoul Moumouni           IGB

5                             KAMBOULE K. Jean Bertin          Archives Nationales

6                             KABORE Alimata dite Nadège   MINEFID

7                             OUEDRAOGO Elisé         Ministère de la Justice

8                             HIEN Pierre Claver         MESRSI

9                             ZOUNGRANA Eric           MAECIABE

10                           Lieutenant-Colonel COULIBALY Tamou MDNAC

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