[Licenciement ‘’sans préavis’’ de 80 agents de l’AEJ] L’intersyndical des fonctionnaires ‘’s’insurge’’ contre l’attitude du ministre Sidy Touré #emploi

[Licenciement ‘’sans préavis’’ de 80 agents de l’AEJ] L’intersyndical des fonctionnaires ‘’s’insurge’’ contre l’attitude du ministre Sidy Touré #emploi

Tchimou Obou Raphaël, le porte-parole de l’intersyndicale des fonctionnaires de Côte d’Ivoire (IFCI), s’est insurgé contre l’attitude  du ministre ivoirien de la Promotion de la Jeunesse et de l’emploi des Jeunes, Sidy Touré au cours d’une conférence de presse, prononcée le vendredi 17 novembre 2017 dont nous avons reçu copie. Ce, concernant le licenciement ‘’sans préavis’’ de 80 travailleurs de l’Agence emploi jeunes (AEJ)  depuis le 25 septembre 2017, pour ‘’faute lourde ’’.  Dont les revendications ont toujours portées sur trois points essentiels : l’application des textes pour le paiement des primes de productivité suspendues depuis octobre 2016, la régularité des primes et la révision de la grille salariale.

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Une vue de quelques licenciés après la conférence de presse

« L’IFCI, cosignataire de la trêve sociale avec le gouvernement s’insurge contre l’attitude du ministre Sidy Touré en tant que membre du gouvernement, de ne pas privilégier la négociation comme moyen de résolution des préoccupations des travailleurs comme le stipule le protocole d’accord portant trêve sociale », a indiqué d’entrée de jeu Tchimou Obou Raphaël.

Ajoutant par ailleurs, qu’‘’ aucun cadre de dialogue n’a été créé au sein de son ministère (Ndlr : Ministère de l’emploi jeune) pour favoriser le dialogue social. Ainsi, le ministre Sidy Touré a refusé à maintes reprises de recevoir les camarades syndicalistes qui ne demandaient qu’à exposer leurs préoccupations aux fins d’engager des discussions’’.

En outre, l’IFCI relève que le licenciement des 80 agents, de l’Agence emploi jeunes n’a point respecté la procédure en vigueur pour les sanctions disciplinaires. « Pis, des agents en congé maladie et congé ordinaire ont été licenciés », révèle le porte-parole de l’IFCI.

Par ailleurs, l’IFCI appelle au bon sens du ministre Sidi Touré et de celui de la Fonction publique, qui devra prendre la pleine mesure de ce qu’il qualifie ‘’abus d’autorité’’ en stoppant la procédure en cours qui, pour M. Tchimou Obou, ne respecte aucune législation en vigueur. « Nous demandons au ministre de la fonction publique de rejeter cette mise à disposition inique », a-t-il plaidé.

Au premier ministre, chef du gouvernement qui s’est investi pour obtenir la trêve sociale,  l’intersyndicale des fonctionnaires de Côte d’Ivoire sollicite son implication dans la résolution de cette crise à l’Agence emploi jeunes. Car, pour lui, l’attitude du ministre Sidy Touré, si la situation reste en l’état, pourrait être assimilé à une rupture unilatérale du gouvernement de la trêve sociale.

Cette sortie de l’intersyndical intervient au moment où, la vente aux enchères de migrants d’Afrique subsaharienne, comme esclaves, en Libye fait feu de tout bois. Ces jeunes se lancent sur ces routes incertaines et affrontent les vents impétueux de la mort, parce que, selon certaines sources, dans leur pays de provenance ( la Côte d’Ivoire fait partie), les dirigeants n’ont pas de solutions aussi bien immédiates que durables pour eux. Une question qui s’ajoute en bonne place à l’Agenda de la rencontre du Sommet de l’Union africaine et de l’Union européenne qui se tiendra du 29 au 30 novembre 2017 à Abidjan.

En effet, le 4 septembre 2017 le Syndicat des employés de l’agence emploi jeune, conduit par Tchimou Obou Raphaël, a engagé un mouvement de protestation en vue de revendiquer de meilleures conditions de vie et de travail, après plusieurs demandes d’audiences non accordées par leur tutelle. Suite à ce mouvement, 80 membres du personnel de l’agence emploi jeunes ont été licenciés ‘’en violation de la procédure disciplinaire en vigueur’’. L’administration de l’agence a évoqué « la faute lourde » pour se débarrasser d’agents qualifiés qui comptabilisent pour certains plus de 10 années de services.

Ainsi, ce sont 39 contractuels qui perdent leurs emplois et les 41 fonctionnaires qui ont été mis à la disposition du ministère de la Fonction publique. Ce, en dépit de toutes les médiations engagées par Tchimou Obou Raphaël auprès du ministre par pour trouver une solution au problème.

Rencontré, l’administrateur de l’Agence de l’emploi jeunes, Jean Louis K. Kouadio, a indiqué que c’est ‘’un préavis de grève au cours duquel les instigateurs n’ont pas informé leur employeur.’’

Comme conséquence, au regard de l’article 82.18 du Code de travail, qui stipule que ‘’les grèves engagées ou continuées en violation des présentes dispositions peuvent entraîner pour les travailleurs la perte du droit à l’indemnité et au dommages-intérêts pour rupture du contrat’’, il a pris la décision qui s’impose. Cependant, il a promis donné plus de détails sur la question les jours à venir.

Depuis le mercredi 24 juin 2015, l’Agence d’études et de promotion de l’emploi (Agepe) et le Fonds national de la jeunesse (FNJ) ont été dissous, en Conseil des ministres au profit de l’Agence de l’emploi jeune (AEJ) dont le décret portant organisation, attribution et fonctionnement a été adopté le même jour.

Sériba Koné

 

 

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