C’est l’argent des plantations de vos pères présidents ou des Ivoiriens ? (Simple question)

C’est l’argent des plantations de vos pères présidents ou des Ivoiriens ? (Simple question)

Depuis un moment, on assiste à des débats, du moins, à des palabres de certains enfants qui présentent le bilan de leur père à travers les réseaux sociaux ; d’autres se promènent avec des chiffres et des taux pour vanter le bilan de leur père. Je trouve ces palabres vraiment puériles, voire stériles.

Mon père a fait plus que ton père. En 8 ans, il a construit des routes, des ponts, des hôpitaux, des universités, électrifié des villages, réparé des pompes, construit des châteaux…

’Un président ivoirien, qui ne s’appelle pas Macron ou Merkel, s’il ne réalise pas ces infrastructures, il est élu pour quoi ?’’

– C’est faux, mon père avait fait mieux. En 6 ans, il avait construit des universités, des écoles, des hôpitaux, des maternités, des centrales thermiques, bitumé des routes…

Et on ne peut plus respirer. Alors, je dis ooh, un président ivoirien, qui ne s’appelle pas Macron ou Merkel, s’il ne réalise pas ces infrastructures, il est élu pour quoi ? Moi, si demain, par l’extraordinaire, je suis président, je vais continuer ces travaux puisque c’est ce qu’il faut aux populations ivoiriennes. C’est le minimum vital.

‘’ Le débat passionné, pour ne pas dire, pathétique, qui défend le bilan de votre père est une palabre stérile.’’

Questions : l’argent qui sert à bâtir, construire, électrifier, c’est l’argent tiré des plantations de cacao, de café, d’anacarde, de coton, d’hévéa, de palmier de vos pères ou des ivoiriens ? L’argent des Ivoiriens ne suffit pas pour nos besoins, on en emprunte auprès des pays riches et, vous, votre préoccupation, c’est le bilan de votre père. C’est vous et vos pères seuls qui allez rembourser ces emprunts ?

Assurément pas. C’est notre argent, ce sont tous les Ivoiriens qui rembourseront. La preuve : par exemple, quand on paie un ticket de voyage de plus de 5000 f, quand on fait un dépôt ou un retrait de plus de 5000 f, on donne 100 f pour les caisses de l’état.

Conclusion : le débat passionné, pour ne pas dire, pathétique, qui défend le bilan de votre père est une palabre stérile. Nos oreilles et nos yeux veulent respirer. Car, en fait, votre père ne fait pas de bénévolat en nous réalisant ces infrastructures. Il tire d’importants dividendes tant moraux que financiers, d’où des velléités de retourner au pouvoir ou de briguer un troisième mandat. Vous, les enfants, les défenseurs de bilan, qui en bénéficient quotidiennement, vous ne pouvez pas nier ces dividendes.

Par Pascal Kouassi

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