[Côte d’Ivoire] À quelques heures de l’ouverture du Sommet UA-UE : les questions de la gouvernance au cœur d’un débat à l’Institut français

[Côte d’Ivoire] À quelques heures de l’ouverture du Sommet UA-UE : les questions de la gouvernance au cœur d’un débat à l’Institut français

Les questions de la gouvernance étaient au cœur d’une conférence-débat le lundi 27 novembre 2017, dans l’après-midi  à l’Institut français de Côte d’Ivoire.

« La mesure des indicateurs de gouvernance, paix et sécurité (GPS) : les enjeux ». Tel est le thème présenté par la conférencière, Mme Mireille Razafindrakoto, directrice de recherche de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et débattu par les panélistes.

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Une vue des participants

Cette initiative s’inscrit en marge du Sommet de l’Union africaine-Union européenne (UA-UE) des 29 et 30 novembre 2017 en Côte d’Ivoire.  Mme Mireille Razafindrakoto a défini la gouvernance par l’implication des parties prenantes, des acteurs dans le processus des affaires publiques. L’étude de la politique de l’implication des acteurs et non de la conception, l’évaluation en plus du suivi pour faire le point de ce qui n’a pas marché, l’enseignement des indicateurs avec à la clé les diagnostics et des recommandations, afin de soigner le mal, étaient autres les préoccupations des participants.

« En 1990, nous étions confrontés à un grave problème de corruption au niveau des collectivités locales. Qu’avons-nous fait quand les indicateurs nous ont ramené ce fléau ? Nous avons mis en place un plan comptable, et un dispositif de contrôle et de formation à gérer les collectivités locales. Aujourd’hui, elles sont mieux gérées il y a vingt ans », a indiqué Éric Ahouzi, Enseignant à l’Université, Centre de recherche en matière de paix de Côte d’Ivoire et ancien inspecteur des finances publiques français, par ailleurs chargé de mission du directeur général du Trésor français à Paris dans les années ‘90.

Vous avez mis en place une batterie d’indicateurs qui permettent de diagnostiquer le mal qui ronge les finances publiques africaines et qui empêche l’émergence. À partir, de cette batterie d’indicateurs pertinents, rationnels, méthodologiques, qu’est-ce qui se pose à la mise en place de mesure volontariste. Notamment, en termes de formation des fonctionnaires pour faire en sorte, effectivement qu’on améliore cette gouvernance et qu’on permette le cheminement vers l’émergence ? S’est interrogé Éric Ahouzi.

Au nom de la société civile ivoirienne, le président de Civis-Côte d’Ivoire, Dr Kouamé Christophe a indiqué qu’il y a des ‘’avancées notables’’. Même, si, à l’en croire beaucoup reste à faire.

Tour à tour, le directeur général de l’Institut national de la Statistique, Gabriel N’Guessan Doffou, le directeur exécutif du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep), Prof Eddy Maloka, le président de la Haute autorité pour la bonne gouvernance (Habg), N’Golo Coulibaly sont intervenus pour faire des propositions de solution.

En effet, longtemps exclues du champ des politiques publiques, les questions de gouvernance se sont progressivement imposées pour être dans l’agenda de la communauté internationale du développement.

Kpan Charles

 

 

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