Le monde des vivants a nettoyé le chemin de AGC

Le monde des vivants a nettoyé le chemin de AGC

Les funérailles traditionnelles de ton parrain ont pris fin le dimanche 11 avril 2021 à Korhogo. Le monde des vivants a nettoyé le chemin qui conduit le défunt dans le monde des ancêtres. Korhogo a rassemblé pendant 12 jours, la Côte d’Ivoire culturelle, dans sa diversité

Abidjan, le 12-04-2021 (crocinfos.com) À Barthelemy Zouzoua Inabo: Les funérailles traditionnelles de ton parrain ont pris fin le dimanche 11 avril 2021 à Korhogo. Le monde des vivants a nettoyé le chemin qui conduit le défunt dans le monde des ancêtres. Korhogo a rassemblé pendant 12 jours, la Côte d’Ivoire culturelle, dans sa diversité.

Ce qui s’est passé à Korhogo, à l’occasion des funérailles traditionnelles de l’ancien Premier ministre rappelle la belle époque des fêtes nationales tournantes. Temps du brassage culturel, retrouvailles de la Côte d’Ivoire dans toutes ses composantes. Chaque région du pays montrait sa richesse, sa dynamique culturelle.

Au-delà des dons, le message fort de Korhogo est que la Côte d’Ivoire sait se retrouver. Ou disons, la Côte d’Ivoire veut se retrouver. Pleurer ensemble, chanter et danser ensemble. Le Sud, l’Ouest, l’Est au Nord. Chaque zone avec sa spécificité et ce qu’il a de plus cher, en termes de ressources humaines, de Culture, devant le chef de Canton de Korhogo. Devant les parents de l’ex-premier ministre.

‘’Ce qui s’est passé à Korhogo, à l’occasion des funérailles traditionnelles de l’ancien Premier ministre rappelle la belle époque des fêtes nationales tournantes’’

Amadou Gon Coulibaly était ancré dans sa culture. Dans la Culture, tout court. Tiens, l’homme, de retour de voyage en France, découvre dans l’avion, le film d’un jeune producteur ivoirien. Une fois à Abidjan, il demande à le rencontrer. Pour l’encourager et le féliciter.

, la Côte d’Ivoire veut se retrouver. Pleurer ensemble, chanter et danser ensemble

La Côte d’Ivoire veut se retrouver. Pleurer ensemble, chanter et danser ensemble

L’artiste Mathias Sery Bayoro  du groupe Zetcheligba de Kpapekou, à Ouragahio, dans la région du Goh, (Gagnoa) raconte: « nous avons perdu totalement. Il nous a fait des promesses dans le Goh. Il ne les a pas réalisées et Dieu l’a rappelé à lui. Il avait été impressionné par mes prestations lors de sa visite dans la région. Il m’avait dit beaucoup de choses. Malheureusement… ». Mathias Sery Bayoro et son groupe sont venus de Kpapekou pour honorer la mémoire de AGC.

‘’Au-delà des dons, le message fort de Korhogo est que la Côte d’Ivoire sait se retrouver’’

Comme le Tohourou de Zah, dans la sous-préfecture de Daloa. Comme les petits danseurs d’Issia. Comme les danseurs venus de l’Ouest montagneux. Avant que le balafon que le défunt aimait particulièrement, ferme la boucle.

Korhogo, le temps des funérailles de Amadou Gon, a réuni la Côte d’Ivoire dans sa diversité. Compassion, solidarité, fraternité, culture, tradition. Korhogo remet la Côte d’Ivoire à l’endroit. Coïncidence ou message divin, au mois d’avril. Dix ans plutôt, justement au mois d’avril, la Côte d’Ivoire se brisait. Ambitions des hommes politiques. Lutte pour le trône. Déchirements, douleurs et larmes. Dix ans plus tôt, Korhogo symbolisait la prison. L’ex-président de la République, y était enfermé. Dix ans plus tard, La capitale de la région des Savanes  devient la clé d’une Côte d’Ivoire qui nourrit l’espoir de rassembler ses enfants. De nouveau.

Par Fernand Dedeh

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