(Mali Coup d’Etat militaire) Quel sort pour IBK et son premier ministre ?

(Mali Coup d’Etat militaire) Quel sort pour IBK et son premier ministre ?

Il était alors 3 h 40 du matin GMT et locales, quand sont apparus les militaires sur les antennes de la télévision nationale malienne ORTM. Occasion pour eux, de faire passer leur message. « Nous, forces patriotiques regroupées au sein du Comité national pour le salut du peuple CNSP, avons décidé de prendre nos responsabilités devant le peuple et devant l’histoire », a déclaré celui qui a été présenté comme le porte-parole des militaires, le colonel-major Ismaël Wagué, chef d’état-major adjoint de l’armée de l’air qui venait là d’annoncer la chute du pouvoir de IBK au Mali.

Cette sortie, intervient Plus de trois heures après l’annonce par le président Keïta de sa « décision de quitter toutes ses fonctions », à l’issue d’une journée de mutinerie qui s’est transformée en coup d’État militaire. Pour justifier l’acte qu’ils venaient de poser, le colonel-major Ismaël Wagué dira : « Notre pays, le Mali, sombre de jour en jour dans le chaos, l’anarchie et l’insécurité par la faute des hommes chargés de sa destinée ». Non sans ajouter, la faute au clientélisme politique , à la gestion familiale des affaires de l’État , ainsi que la « gabegie, le vol et l’arbitraire , une justice en déphasage avec les citoyens , une éducation nationale qui patauge ou encore des massacres de villageois, le terrorisme et l’extrémisme.
Au demeurant après avoir invité la société civile et les mouvements socio-politiques ainsi que les différentes forces militaires à les rejoindre, afin de créer les meilleures conditions d’une transition politique civile conduisant à des élections générales crédibles pour l’exercice démocratique à travers une feuille de route qui jettera les bases d’un Mali nouveau », le colonel-major Ismaël Wagué a rassuré : « Nous ne tenons pas au pouvoir, mais nous tenons à la stabilité du pays, qui nous permettra d’organiser dans des délais raisonnables des élections générales pour permettre au Mali de se doter d’institutions fortes ». S’il est vrai que les mutins ont créé un « comité national de salut du peuple, il n’en demeure pas moins, qu’ils n’ont donné aucune information concernant le désormais ex-président IBK et son premier ministre.
EKB

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