Prince Boris Aké (PVB) lance un appel pressant  à la communauté internationale

Prince Boris Aké (PVB) lance un appel pressant à la communauté internationale

Le président du parti vert du Bénin (PVB), Prince Boris Aké, dénonce le calvaire de plusieurs centaines de détenus d'opinion, entassés à ce jour dans des prisons béninoises et lance un appel pressant à la communauté internationale. C’était autour du concept, ‘’café médiatique’’ à Abidjan, le vendredi 4 juin 2021.

Professeur Frédéric Joël Aïvo et des centaines de détenus arbitrairement, et maltraités en prison au Bénin

Abidjan, le 5-06-21 (crocinfos.com) Le président du parti vert du Bénin (PVB), Prince Boris Aké, dénonce le calvaire de plusieurs centaines de détenus d’opinion, entassés à ce jour dans des prisons béninoises  et lance un appel pressant  à la communauté internationale. C’était autour du concept, ‘’café médiatique’’ à Abidjan, le vendredi 4 juin 2021.

Selon Prince Boris Aké qui prononçait une conférence de presse à Abidjan, la majorité d’entre les détenus ont été arrêtés dans la foulée du scrutin présidentiel du 11 avril, lors d’une élection émaillée de violences, et ayant occasionnée des morts. Le Professeur Frédéric Joël Aïvo et plusieurs centaines de détenus d’opinion (blogueurs, militants, manifestants, politiques…) sont à ce jour entassés dans des prisons béninoises, selon Prince Boris Aké.

En effet, le professeur de droit constitutionnel dont la candidature à la présidentielle a été rejetée faute de parrainage, a été arrêté alors qu’il revenait du campus d’Abomey-Calavi le jeudi 15 avril 2021 vers 15h, vers le pont de Togoudo (Godomey) par un impressionnant contingent de policiers cagoulés et armés. Il arrivera dans les locaux de la Brigade économique et financière (BEF) une demi-heure plus tard. D’après l’équipe qui a procédé à l’interrogatoire de 18h à 21h 30, Joël AÏVO serait soupçonné ‘’de complot contre l’autorité de l’État et appel à manifestation insurrectionnelle’’, « sans être en mesure de lui opposer le moindre élément permettant d’étayer ces soupçons », dénonce Prince Boris Aké.

Les policiers lui reprochent le slogan ‘’5 ans c’est 5 ans’’ lancé le 26 décembre 2020, à Godomey, après qu’il ait démontré qu’aucune révision constitutionnelle ne peut avoir pour effet la prorogation d’un mandat présidentiel en cours. Ils s’accrochent donc à une déclaration répétée pendant et après le dialogue itinérant où le professeur affirmait qu’en vertu de ce principe, un nouveau président prêterait serment le 6 avril 2021 à Porto-Novo, soit le lendemain de la fin du mandat entamé le 06 avril 2016.

« Il faut préciser que contrairement aux dispositions du code pénal, l’arrestation du professeur s’est opérée sans convocation, ni mandat d’amener et que sa garde à vue ne lui a été notifiée qu’à 21h40min, soit environ 10 minutes après la clôture de l’audition », révèle le conférencier.

C’est sans surprise que le professeur Frédéric Joël Aïvo a été placé au soir du 16 avril 2021, sous mandat de dépôt. Le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), Mario Metonou a décidé de sa détention en compagnie de Monsieur Alain Gnonlonfoun, son mandataire financier et deux autres personnes présentées comme des militaires, ‘’pour des charges de blanchiment de capitaux et d’atteinte à la sûreté de l’État’’.

Constat : les charges annoncées la veille après l’interrogatoire du professeur ont subitement fluctué. Le crime d’appel à manifestation insurrectionnelle a disparu au profit de celui de blanchiment de capitaux. « Il convient de préciser qu’à cette étape de la procédure, les avocats du professeur Aïvo n’ont pas eu accès au dossier. Toujours est-il qu’en 24h de garde à vue et d’interrogatoire, Joël Aïvo n’a été confronté à personne, ni au moindre élément de preuve et que les personnes présentées comme des militaires ont déclaré n’avoir jamais rencontré, ni parlé avec le professeur, encore moins avec son mandataire financier », précise le président du PVB. À l’en croire, le professeur Frédéric Joël Aïvo est un juriste d’une grande rigueur intellectuelle soutenu par le Parti Vert du Bénin que j’ai l’honneur de présider. Son combat démocratique entamé depuis plusieurs années a toujours été solidement respectueux des lois même les plus injustes mises en place contre toute logique sous le règne de monsieur Patrice Talon.

En revanche, le président du parti vert du Bénin (PVB) indique que plusieurs d’entre eux ont été arrêtés dans la foulée du scrutin présidentiel du 11 avril. « Une élection émaillée de violences ayant fait des morts », rappelle-t-il. Parmi eux, Reckya Madougou, une autre candidate recalée à l’élection présidentielle. « Le jour de son arrestation (03 mars 2021), l’opposante au président Patrice Talon, rentrait d’un meeting politique qu’elle a co-animé avec le professeur Frédéric Joël Aïvo à Porto-Novo lorsqu’une dizaine de policiers ont stoppé son véhicule et l’ont conduite dans les locaux de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), une juridiction de règlement de comptes politiques, totalement à la solde du régime de monsieur Patrice Talon », révèle Prince Boris Aké. Selon les autorités béninoises, l’opposante est accusée d’avoir financé un projet de meurtre de deux personnalités politiques dans sa ville natale, Parakou, dans le but, selon le procureur, « de provoquer la terreur, le chaos et parvenir à faire suspendre le processus électoral ». « Là encore, sans aucune preuve, la moindre confrontation d’éléments probants. Reckya Madougou nie connaître le colonel Touré, un gendarme à la retraite, présenté comme celui qui aurait dû être l’exécutant du crime », dénonce le conférencier.

À l’instar de tous les détenus politiques au Bénin, Laurent Mètognon, Hamiss Dramane, Thibaut Ogou, Nadine Okoumassou, Bio Dramane Tidjani, Mamadou Tidjani, Joseph Tamègnon, Ferdinand Combetti, Loth Houénou, Fred Houénou, Sacca Garya, Elie Djènontin, Godline Agbidinoukoun… « Le Professeur Frédéric Joël Aïvo et Madame Reckya Madougou subissent toute la maltraitance que revêt une détention punitive. Leurs conditions de détention se durcissent jour après jour. Ils sont traités exactement comme au Guatanamo. De quoi fragiliser leurs états de santé physique et morale », s’inquiète le président du parti vert du Bénin.

Il lance un appel pressant  à la communauté internationale afin qu’elle puisse agir pendant qu’il est encore temps pour éviter que le Bénin ne sombre dans un conflit interne.

Kpan Charles

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