L'avocat djiboutien Mouhamed Robleh Djama, membre de la commission d'appel de la CAF
L'avocat djiboutien Mouhamed Robleh Djama, membre de la commission d'appel de la CAF, a fermement démenti sa participation dans la décision sanctionnant le Sénégal lors de la CAN 2025, mettant fin aux rumeurs circulant.
Abidjan (Côte d’Ivoire), 20 mars 2026 (crocinfos)– L'affaire du Sénégal sanctionné par la Confédération Africaine de Football (CAF) à la suite de la CAN 2025 prend une tournure inattendue. Mouhamed Robleh Djama, avocat djiboutien et membre de la commission d'appel de la CAF, a catégoriquement démenti toute participation à la décision ayant conduit à la sanction infligée à l’équipe sénégalaise. Dans une interview exclusive accordée à la Radio Télévision Djiboutienne (RTD), l'avocat a exprimé sa surprise et son incompréhension quant aux rumeurs l'impliquant dans cette affaire, ce qui complique davantage une situation déjà tendue.
Selon les informations publiées par les médias ces derniers jours, le nom de M. Djama avait été associé à la décision du jury d'appel de la CAF qui a sanctionné le Sénégal dans le cadre de la dernière Coupe d’Afrique des Nations. Cependant, l’avocat a formellement démenti ces accusations en soulignant qu'il n’avait ni été convoqué à l’audience ni participé aux délibérations.
« Je tiens à apporter un démenti formel concernant les informations qui circulent sur ma participation à la décision du Jury d’Appel de la CAF relative à l’affaire du Sénégal. Je n’ai pas été convoqué pour cette audience et je n’y ai pas pris part. Par conséquent, je n’ai participé ni aux délibérations ni à la décision rendue dans ce dossier », a-t-il précisé, visiblement contrarié par cette confusion.
L'avocat a exprimé sa surprise face à la diffusion de son nom parmi les membres censés avoir statué sur ce dossier. « Je suis surpris de voir mon nom apparaître parmi les membres ayant statué sur cette affaire. Je tiens à préciser que je ne suis impliqué ni de près ni de loin dans cette décision », a-t-il insisté.
Ce démenti vient ajouter de la complexité à une affaire déjà en plein tumulte. La sanction infligée au Sénégal par la CAF a suscité des vagues de critiques et de protestations de la part des supporters, des responsables de la fédération et même de certains juristes qui jugent la décision disproportionnée. L’implication de Djama dans cette affaire, bien que désormais exclue par l’intéressé lui-même, soulève des questions sur la transparence et l'intégrité du processus décisionnel au sein des instances de la CAF.
L’avocat djiboutien a conclu son intervention en réaffirmant son engagement en faveur des principes de transparence et de rigueur. « Je reste attaché aux principes de transparence et de rigueur qui doivent encadrer le fonctionnement des instances juridictionnelles », a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité d'une justice équitable et claire, à l’image de ses engagements professionnels passés.
Si ce démenti de M. Djama permet de lever un voile sur les circonstances de cette décision controversée, il ne fait que relancer le débat sur la gestion des sanctions dans le football africain et sur le rôle de la CAF dans la régulation de ses compétitions. Les regards se tournent désormais vers les instances dirigeantes du football africain, qui devront peut-être clarifier davantage le processus ayant conduit à cette décision et éviter de nouvelles polémiques à l'avenir.
Athanase Kangah