Notification de licenciement pour abandon de poste
À Abidjan, la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI) a officiellement licencié la journaliste Annicette Konan pour abandon de poste, invoquant une faute lourde après plusieurs absences injustifiées et une absence totale de réponse aux sollicitations administratives.
Abidjan, le 23 mars 2026 (crocinfos.net) — La RTI annonce le licenciement de la journaliste Annicette Konan pour abandon de poste et faute lourde, après plusieurs absences injustifiées et un défaut de réponse aux démarches administratives engagées.
La Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI) a mis fin au contrat de travail de la journaliste et présentatrice Annicette Konan, selon une notification officielle en date du 23 mars 2026.
Dans ce courrier signé par le Directeur général, Jean Martial Adou, la décision de licenciement repose sur des faits qualifiés de « faute lourde », notamment pour insubordination et abandon de poste, conformément à l’article 18.8 du Code du travail ivoirien du 20 juillet 2015.
Selon les explications fournies, la journaliste, embauchée le 1er novembre 2020, bénéficiait d’un arrêt de travail pour raisons de santé couvrant la période du 19 janvier au 8 février 2026. Toutefois, elle ne s’est pas présentée à son poste le 9 février 2026, date prévue de reprise.
Face à cette absence prolongée et non justifiée, la Direction des Ressources Humaines affirme avoir engagé plusieurs démarches pour obtenir des explications. Le 17 février 2026, un constat d’absence a été établi par un commissaire de justice, en l’absence de toute communication de l’intéressée, malgré son engagement à fournir des justificatifs.
Dans la continuité de la procédure, une demande d’explications lui a été adressée le 25 février 2026 par voie de commissaire de justice. Cependant, selon le procès-verbal daté du 9 mars 2026, les tentatives de remise de ce document sont restées infructueuses.
La RTI souligne que la journaliste n’a ni repris le travail, ni fourni les pièces justificatives attendues, ni répondu aux sollicitations de l’administration. Une situation jugée incompatible avec la poursuite de la relation contractuelle.
En conséquence, l’entreprise publique a acté la rupture du contrat de travail à compter du 13 mars 2026.
La Direction générale précise par ailleurs que les documents administratifs de fin de contrat — notamment le solde de tout compte, le certificat de travail et le relevé nominatif de salaire — sont disponibles à la Direction des Ressources Humaines. Elle invite également l’ex-employée à restituer le matériel professionnel mis à sa disposition.
Médard KOFFI