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Dans la région du Guémon, la dégradation des infrastructures hydrauliques dans la commune de Duékoué, en ces temps modernes, appelle des mesures urgentes de la part de l’État de Côte d’Ivoire et de ses partenaires au développement.
Duékoué, le 18 mai 2026 (crocinfos.net) – Les installations anarchiques des populations, la défécation à ciel ouvert, le déversement direct de déchets d’origine animale, la construction de latrines, ainsi que les activités de lessive, de baignade et le dépôt d’ordures dans le bas-fond, en amont, constituent d’importantes sources de pollution de l’eau du barrage hydraulique de la SODECI, qui alimente les ménages de Duékoué.
L’eau, source de vie reconnue comme telle par l’ensemble des organisations internationales sous l’égide de l’ONU, peine à couler normalement dans les robinets.
Paradoxalement, en période pluvieuse, lorsque cette ressource devient abondante, sa qualité demeure une préoccupation majeure pour les populations locales, contraintes de l’utiliser pour l’ensemble de leurs besoins domestiques.
Cette situation s’explique par la pollution directe engendrée par des riverains installés à proximité de l’unique station hydraulique à ciel ouvert, servant de point de pompage et de collecte d’eau pour la compagnie ivoirienne chargée de la distribution de cette ressource précieuse à Duékoué.
Désormais considérée comme un maillon important de l’économie ivoirienne, avec au moins 500 000 tonnes de cacao produites chaque année et une population estimée à plus de 220 952 habitants sur une superficie de 1 021 km² (soit une densité de 216 habitants/km²), la ville de Duékoué mérite des infrastructures modernes, notamment un château d’eau de type urbain.
Une revendication légitime, qui s’inscrit dans la vision du président Alassane Ouattara, lequel a promis le développement des infrastructures en Côte d’Ivoire en fonction de la densité démographique.
Lainé GONKANOU, Correspondant Régional