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[Pêche – Côte d’Ivoire] Accord de pêche avec l’Union européenne : le MLPCI réclame plus de transparence face à la hausse du prix du poisson

[Pêche – Côte d’Ivoire] Accord de pêche avec l’Union européenne : le MLPCI réclame plus de transparence face à la hausse du prix du poisson

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Face à la hausse du prix du poisson sur les marchés ivoiriens, le Mouvement des Leaders pour une Côte d’Ivoire Prospère interpelle le gouvernement sur les retombées de l’accord de pêche conclu avec l’Union européenne.

Abidjan, le 27 octobre 2026 (crocinfos.net) – Le Mouvement des Leaders pour une Côte d’Ivoire Prospère (MLPCI) monte au créneau face à la flambée du prix du poisson. Dans un communiqué publié le 27 octobre 2026, l’organisation appelle le gouvernement à clarifier les retombées de l’accord de pêche conclu avec l’Union européenne et à prendre des mesures urgentes pour préserver le pouvoir d’achat des ménages.

Au cœur de cette interpellation figure le protocole de pêche couvrant la période 2025-2029, qui autorise des navires européens à accéder aux eaux ivoiriennes pour exploiter des ressources halieutiques, principalement le thon. Selon les chiffres cités par le MLPCI, cet accord prévoit une contribution européenne annuelle de 740 000 euros, soit environ 485 millions de FCFA, pour un tonnage de référence de 6 100 tonnes par an.

Pour le mouvement, cette coopération soulève une interrogation majeure : comment expliquer que les ménages continuent de subir la hausse du prix du poisson alors que la Côte d’Ivoire dispose de ressources maritimes et conclut des accords internationaux dans le secteur de la pêche ?

Le MLPCI appelle à mieux évaluer les retombées de l’accord

Le mouvement estime que l’exploitation des ressources halieutiques nationales doit également profiter aux populations ivoiriennes, notamment à travers l’amélioration de l’approvisionnement des marchés, la création d’emplois et le renforcement des revenus des acteurs locaux de la pêche.

Toutefois, le MLPCI reconnaît que l’accord avec l’Union européenne porte principalement sur le thon et d’autres espèces migratrices. Or, les poissons dont les prix préoccupent les consommateurs, notamment le maquereau et le chinchard, peuvent relever d’autres circuits d’approvisionnement, y compris les importations.

Le mouvement considère donc qu’il serait prématuré d’attribuer exclusivement à cet accord la hausse générale des prix. Il demande néanmoins que les effets économiques et sociaux de cette coopération soient évalués de manière transparente, en tenant compte des besoins des consommateurs et des professionnels ivoiriens du secteur.

Recettes, emplois et approvisionnement : des clarifications attendues

Dans son communiqué, le MLPCI réclame la publication du bilan des recettes perçues au titre de l’accord et des autres redevances applicables. Il souhaite également connaître les résultats des investissements réalisés dans le secteur national de la pêche, ainsi que les effets de cette coopération sur l’emploi des jeunes et les revenus des pêcheurs artisanaux.

L’organisation demande, en outre, des informations précises sur les mesures destinées à favoriser l’approvisionnement du marché national et sur les facteurs qui expliquent l’évolution des prix du poisson.

Pour le mouvement, la gestion des ressources maritimes ne saurait être dissociée des enjeux de souveraineté alimentaire et de pouvoir d’achat. Il plaide ainsi pour une évaluation publique des accords de pêche afin de vérifier leur contribution effective au développement économique et social du pays.

Le gouvernement appelé à agir contre la cherté de la vie

Au-delà de l’accord avec l’Union européenne, le MLPCI exhorte les autorités ivoiriennes à renforcer les contrôles des prix, à améliorer la transparence de la chaîne d’approvisionnement, à soutenir les pêcheurs artisanaux et à encourager la production nationale.

L’organisation insiste sur la nécessité de faire en sorte que les accords internationaux se traduisent par des bénéfices concrets pour les populations. Elle affirme ne pas être opposée à la coopération avec l’Union européenne, mais réclame des partenariats équilibrés, transparents et conformes aux intérêts économiques et sociaux de la Côte d’Ivoire.

« La prospérité doit commencer dans l’assiette du citoyen », soutient en substance le mouvement, pour qui les recettes financières attendues des accords de pêche ne suffisent pas si elles ne s’accompagnent pas d’effets tangibles sur l’emploi, l’approvisionnement et l’accès des ménages aux produits halieutiques.

En conclusion, le MLPCI interpelle solennellement le gouvernement et l’invite à apporter des réponses précises aux préoccupations des consommateurs, tout en mettant en œuvre des mesures concrètes contre la cherté de la vie.

Pour le mouvement, le poisson ne doit pas devenir un produit de luxe pour les familles ivoiriennes. L’exploitation des ressources maritimes doit aussi contribuer à nourrir les populations, à créer des emplois et à renforcer la souveraineté alimentaire du pays.

Source : Service de communication du Mouvement des Leaders pour une Côte d’Ivoire Prospère (MLPCI).