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C R O C I N F O S

[Bouaké] « C’EST LA VIE » brise le silence sur la santé sexuelle des jeunes au camp d’Agbagnanssou

[Bouaké] « C’EST LA VIE » brise le silence sur la santé sexuelle des jeunes au camp d’Agbagnanssou

À Bouaké, le projet « C’EST LA VIE » a sensibilisé des centaines de jeunes au consentement, aux violences sexuelles et à la santé reproductive, grâce à des ateliers, espaces d’écoute, ciné-débats et activités sportives de proximité.

À Bouaké, le projet « C’EST LA VIE » a sensibilisé des centaines de jeunes au consentement, aux violences sexuelles et à la santé reproductive, grâce à des ateliers, espaces d’écoute, ciné-débats et activités sportives de proximité.

BOUAKE, 22 août 2026 (crocinfos)---Du 12 au 17 août 2026, le camp scout d’Agbagnanssou, à Bouaké, a accueilli une campagne de sensibilisation du projet « C’EST LA VIE » consacrée à la santé sexuelle et reproductive. Ateliers, ciné-débats, activités sportives et espaces d’écoute ont permis d’informer des centaines de jeunes sur le consentement, les violences sexuelles et les recours disponibles.

L’opération visait à libérer une parole souvent freinée par les tabous, la peur du jugement ou la méconnaissance des droits. Les échanges ont aidé les jeunes à identifier les violences et à comprendre qu’un consentement doit être libre, éclairé, préalable et révocable.

« Le camp nous offre une belle opportunité de renforcer les connaissances et de permettre aux jeunes de poser leurs questions librement, sans jugement », a expliqué Marie-Michelle Camara, formatrice et responsable scoute régionale.

Pendant cinq jours, les organisateurs ont associé formation et activités ludiques. La Color Run et le « Mondial pour la vie » ont porté les messages de prévention. Les ciné-débats ont ouvert la discussion, tandis qu’une tente d’écoute et un espace aménagé avec l’UNICEF ont offert confidentialité et orientation vers les services compétents.

Une attention particulière a été accordée aux filles, encouragées à prendre la parole, à conduire des causeries et à devenir paires éducatrices. Les garçons ont également été associés à cette démarche inclusive, afin que la prévention des violences et le respect du consentement deviennent une responsabilité partagée.

Pour prolonger l’action, un réseau d’ambassadeurs et de pairs éducateurs devrait organiser des agoras et rencontres dans les communautés. « J’ai mieux compris la notion de consentement grâce aux échanges en petits groupes. Je m’engage à faire le relais auprès de mes amis », a témoigné Giselle Kouabenan.

Parfait Kantiono, 20 ans, estime que le sport a rendu les messages plus accessibles. Les initiateurs espèrent désormais des jeunes pleinement informés et capables de reconnaître les risques et de demander de l’aide. L’information fiable et le signalement confidentiel demeurent essentiels à leur protection.


François M’BRA II, correspondant régional de Gbêkê