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Le projet pilote agricole envisagé par la Fondation AURKO dans la localité de Botro est une initiative salvatrice, car il contribuera, à terme, à lutter contre la cherté de la vie, tout en promouvant l’entrepreneuriat, avec, en prime, l’autonomisation des femmes et des jeunes dans la région du Gbêkê, en Côte d’Ivoire.
Botro, le 25 octobre 2026 (crocinfos.net) – À travers un projet pilote annoncé le vendredi 23 octobre 2026 au bénéfice de 200 personnes, dont 120 femmes et 80 hommes, la Fondation AURKO place la formation agricole et l’entrepreneuriat rural au cœur de sa stratégie de promotion de la dignité humaine à Botro, une localité de la région du Gbêkê.
Un projet pour promouvoir la dignité des femmes et des jeunes de Botro
Le projet agricole d’intérêt général de la Fondation AURKO salué par les populations
Pour occuper sainement les femmes et les jeunes, qui constituent des franges importantes de la société de Botro, la Fondation AURKO entend réaliser un important projet pilote agricole à leur profit. Ainsi, au-delà de ce projet, les responsables de la Fondation AURKO veulent promouvoir l’auto-emploi dans le secteur agricole, tout en aidant les populations ciblées à s’autonomiser légalement et dignement.
De la genèse du projet pilote agricole de la Fondation AURKO à Botro
Ce projet n’est pas né ex nihilo. En effet, il est né des difficultés d’approvisionnement des populations en diverses denrées alimentaires sur les différents marchés. M. Bè Amani, l’un des responsables de cette fondation, a indiqué à juste titre que « cette initiative est née du constat de la hausse des prix des denrées alimentaires et des difficultés d’approvisionnement en certains produits agricoles, notamment l’oignon, dans plusieurs localités de la Côte d’Ivoire ».
Un champ expérimental de près de cinq hectares en perspective
Pour joindre l’acte à la parole, la Fondation AURKO a annoncé la création d’un champ-école sur une superficie cultivable de près de cinq hectares, afin de permettre « aux 200 bénéficiaires de se familiariser davantage avec les techniques de production à travers un apprentissage associant théorie et pratique ».
Un programme de formation des 200 bénéficiaires prévu
La Fondation AURKO entend faire de l’agriculture un levier d’autonomisation économique pour les jeunes et les femmes de Botro. Dès lors, « des spécialistes seront mis à contribution pour apporter leur expertise technique et contribuer à l’identification des cultures les mieux adaptées aux réalités agroécologiques de Botro », a révélé une source proche de la Fondation AURKO.
Au-delà de la phase d’apprentissage, la Fondation AURKO envisage d’installer individuellement les bénéficiaires en fonction des cultures expérimentées et de leurs préférences culturales. Cette démarche devrait permettre aux bénéficiaires de passer progressivement du statut d’apprenants à celui de producteurs autonomes.
Un nouveau groupe de jeunes pourrait ensuite être sélectionné pour prendre part au programme, tandis que les premiers bénéficiaires seraient accompagnés dans le développement de leurs propres exploitations.
Notons qu’à la salle des fêtes de la mairie de Botro, en l’absence du promoteur, c’est M. Bè Amani, son représentant, qui a présenté une synthèse des grandes orientations de ce programme destiné à offrir de nouvelles perspectives aux femmes et aux jeunes de Botro.
Selon le calendrier annoncé, le projet démarrera au cours de la deuxième semaine de décembre 2026 et se déroulera en deux phases : six mois de formation pratique, suivis d’une période estimée à trois mois pour la récolte et la commercialisation des productions, soit un cycle global d’environ neuf mois.
Lainé GONKANOU, correspondant régional
ENCADRÉ 1 : Les perspectives agricoles de la Fondation AURKO
Faire de Botro la capitale de la production agricole dans le Gbêkê est l’idée qui sous-tend ce projet, en plus de proposer des activités saines aux femmes et aux jeunes.
À travers ce programme, M. Anaud Théodore Yao ambitionne de faire « émerger une nouvelle génération de producteurs agricoles ivoiriens capables de subvenir à leurs propres besoins, de créer de la richesse et de participer de façon efficiente au développement économique de Botro et, partant, du Gbêkê ».
D’où la recherche, par la Fondation AURKO, de circuits de commercialisation adaptés aux produits issus des exploitations des bénéficiaires.
Pour le manioc, par exemple, « des unités de transformation sont envisagées afin de diversifier les possibilités de valorisation du manioc et de créer davantage d’opportunités économiques au profit des bénéficiaires et de la région du Gbêkê ».
L.G.
ENCADRÉ 2 : Les cultures agricoles retenues pour le projet pilote
Dans la phase expérimentale, les cultures retenues pour ce projet sont notamment le manioc, le piment, l’aubergine et l’oignon violet.
Le choix définitif des cultures devra tenir compte des résultats de l’étude pédologique finale des parcelles agricoles de Botro, ainsi que des besoins exprimés sur le marché local.
L.G.