favicon
C R O C I N F O S

[Littérature] Dr Juliette Tchuenbou : « Bien se nourrir impacte notre bien-être »

[Littérature] Dr Juliette Tchuenbou : « Bien se nourrir impacte notre bien-être »

légende

Médecin et écrivaine camerounaise, Juliette Tchuenbou met en lumière, à travers ses ouvrages dont Mon suicide au menu, le lien essentiel entre alimentation, santé et bien-être durable au quotidien.

Juliette TCHUENBOU est médecin, spécialiste des maladies de l'appareil digestif et cancérologue, et formatrice en développement personnel. Elle est écrivaine et auteur de plusieurs œuvres notamment "MON SUICIDE AU MENU" et "RAJEUNIR À TOUT ÂGE".

A travers ces œuvres, elle démontre que manger, c'est nourrir son corps et son cerveau. Et que notre santé commence dans notre assiette. Elle nous livre quelques secrets dans cette interview.

Docteur, en un laps de temps, vous avez publié quatre œuvres. Quelle est votre source d'inspiration ?

Ma motivation, je pense, tout au fond de moi, vient du fait que je suis née dans la pauvreté. J'ai grandi dans un milieu de privation, de manque. Un milieu où on n’avait pas de privilège. Et, très tôt, j'ai compris que c'est grâce à la connaissance, au savoir que je pouvais améliorer ma vie. Ma motivation, c'est de faciliter l'accès à la connaissance, au savoir à d'autres personnes.


Je constate que vos œuvres ont un point commun : l'alimentation, bien se nourrir, la gastronomie. Pourquoi le choix de cette problématique ?

Le choix de cette problématique est lié à ma formation de base, à ma profession. Je suis médecin, spécialiste des maladies de l'appareil digestif et cancérologue. Dans mon cabinet, je me suis aperçu que la cause des consultations, ce sont les douleurs au ventre. La première cause de ces douleurs au ventre, c'est ce que nous mettons dans notre ventre, notre alimentation. Je me suis posée la question : comment faire pour mieux aider les autres en plus de ce que je fais dans mon cabinet ? Parce que, en modifiant notre alimentation, on améliore notre qualité de vie, notre bien-être, notre manière de penser. La nourriture est le carburant de notre corps. L'alimentation produit l'énergie de notre corps et de notre cerveau. Mieux nous mangeons, meilleur nous pensons. Telle est la raison du choix de cette problématique.


Docteur Juliette Tchuenbou, que pouvons-nous retenir de votre œuvre "Mon suicide au menu" ?

Ce que nous mangeons aujourd'hui a un impact sur notre qualité de vie, sur notre bien-être, sur notre vie sans maladie. Ce que nous mangeons façonne notre énergie, notre cerveau.


Vous avez publié aussi "Rajeunir à tout âge'. Comment une personne âgée de 70 ans peut-elle comprendre ce titre ?

Les fonctions physiologiques et les fonctions biologiques, de 0 à 40 ans croissent. À partir de 40 ans, elles décroissent. À 70 ans, on ne peut pas manger comme un jeune de 20 ans. À 70 ans, on est à la retraite, la société t'a classé. Il faut être acteur de sa santé, donc de son alimentation. De façon suscinte, il faut retenir le fait de bien vieillir grâce à l'alimentation, et ce, sans maladie. À 70 ans, on doit contrôler notre alimentation. La vieillesse s'impose à nous. On ne maîtrise pas le temps. Mais, on peut avoir des effets sur le temps, le temps qui concerne notre corps, le temps qui concerne notre cœur, le temps qui concerne notre esprit. Et, les habitudes qu'on adopte, peuvent nous aider à mieux vieillir. Cela dépend de nous parce que, c'est nous qui mettons la nourriture dans notre corps. Donc, nous pouvons avoir un impact sur notre qualité de vie et notre espérance de vie.

 

Docteur, le sucre est un produit qui cause beaucoup de soucis de santé à l'homme. Comment consommer le sucre ?

Déjà, on remarque l'évolution sociétale.

L'alimentation a évolué avec la société moderne, mais pas dans le bon sens. Je m'explique. Aujourd'hui, on vit dans une époque où on a beaucoup de nourriture. Nos ancêtres se nourrissaient mieux que nous. Les industriels ont reçu à capter notre attention à travers la sensibilisation alimentation. Nous avons une alimentation ultra transformée. 

Propos recueillis par César KOUAKOU