À titre d'illustration
Le tribunal du pôle pénal économique et financier (PPEF) d’Abidjan, a prononcé de lourdes peines de prison et des amendes pour les prévenus de l'affaire SGCI, impliquant des détournements de fonds massifs à la Société Générale de Côte d'Ivoire.
Abidjan, le 11 mars 2026 (crocinfos)– Le tribunal du pôle pénal économique et financier (PPEF) a rendu son verdict ce mercredi 11 mars 2026 dans l’affaire SGCI, marquée par une série de fraudes financières impliquant plusieurs prévenus. La jeune O.A. Anne Michelle Audrée, ancienne employée de la Société Générale de Côte d'Ivoire (SGCI), a été condamnée à cinq ans de prison, accompagnée d’une amende de 900 millions FCFA. Elle devra également verser 324 millions FCFA à la SGCI, victime de son abus de confiance.
Les faits remontent à plusieurs années de détournement de fonds, au cours desquelles Audrée, alors chargée de la gestion des comptes de saisie, a transféré près de 196 millions FCFA à son amant et 127 millions FCFA à son ami, tous deux impliqués dans la fraude. Un autre prévenu, son successeur dans le service, a empoché un milliard avant de prendre la fuite. L’ensemble des prévenus, au nombre de huit, étaient accusés d'abus de confiance portant sur un montant total de 1.609.208.070 FCFA, ainsi que de blanchiment de capitaux.
Parmi les peines prononcées, Adou Cyril, l’amant de Audrée, a été condamné à cinq ans de prison et à une amende de 600 millions FCFA. Il devra aussi restituer à la SGCI 196 millions FCFA via sa société. Quant à la société Eraclés, elle a écopé d’une amende d’un milliard FCFA.
Les peines les plus sévères concernent Bechet Guy et Essoh Romain, condamnés à sept ans de prison et à une amende de 4 milliards FCFA chacun. Adou Cyril, Bechet Guy et Essoh Romain, toujours en fuite, devront également payer un milliard de FCFA en réparation du préjudice financier subi par la SGCI, ainsi qu'une indemnisation de 500 millions de FCFA pour préjudice moral.
Les prévenus en fuite, en plus des lourdes amendes, se voient interdire l’entrée sur le territoire national pendant trois ans, à l’exception de leurs régions d’origine. Ils sont privés de leurs droits civils et politiques pendant trois ans et interdits d’exercer des fonctions de direction, ainsi que de travailler dans la fonction publique pendant six ans.
La décision sera publiée dans les colonnes du quotidien Fraternité-Matin à deux reprises.
Info Fernand Dédeh