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C R O C I N F O S

[Affaire Assalé Tiémoko] Son premier vice-président retrace les faits marquants de l'audition

[Affaire Assalé Tiémoko] Son premier vice-président retrace les faits marquants de l'audition

De gauche à droite : Israël Guébo, Alexandrine Kouakou, Roger Youan, Nahounou Daleba et le DP. Stéphane Bahi. Ph.Dr

Israël Guébo, premier vice-président de ADCI, revient sur les faits marquants de l'audition du président Assalé Tiémoko, relatée sur sa page Facebook. Une affaire judiciaire qui bouleverse et soulève des interrogations.

Par Israël Guébo

Israël Guébo, premier vice-président du mouvement politique "Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire" (ADCI), chargé de l’éducation, de la formation et de la communication, revient sur les faits marquants de l’audition du président de son mouvement politique, Assalé Tiémoko, relatée sur sa page Facebook.


Abidjan (Côte d’Ivoire), le 24 avril 2026 (crocinfos)---Une date. Une empreinte. 22 avril 2026. En moins de 48 heures, un homme est passé d'une salle d'audition à une chambre d'hôpital. Les faits se sont enchaînés vite. Trop vite pour tout saisir. Pour tout comprendre. Voici 10 choses que vous avez (peut-être) loupées de ce qui ressemble à un « 24 heures CHRONO ». Ce récit, pour garder une trace. Pour aujourd'hui et demain.

  1. La seule base des poursuites judiciaires engagées contre Assalé Tiémoko est l’entretien qu’il a accordé à Guillaume Vergès lors de son séjour en France, le 23 mars 2026. Vous pouvez revoir la vidéo sur https://www.youtube.com/watch?v=FnI6Y83Cx-A
  2. L’audition à la Préfecture de police d’Abidjan s’est faite de 10 heures à 23h55 (soit près de 14 heures), par un commissaire et un procureur. En présence de ses conseils : Maître Oumou SANOGO, avocate du président Assalé Tiémoko, et Maître Christian ADAGBA, l’avocat de ADCI.
  3. Au cours de cette longue audition, Assalé Tiémoko est victime de deux malaises d’origine cardiovasculaire. Un premier aux environs de 14 heures et ensuite un second aux environs de 18 heures. À la demande de la préfecture, un Professeur de cardiologie est dépêché sur place. Après examen, celui-ci juge l’état de santé du président préoccupant et préconise son transfert en urgence à l’Institut de cardiologie, afin de prévenir toute complication. L’audition se poursuit cependant.
  4. À l’issue de la première phase d’audition, le maire de Tiassalé est officiellement notifié des chefs d’accusation retenus à son encontre dans le cadre de la procédure en cours : •⁠ ⁠Trouble à l’ordre public •⁠ ⁠Incitation à la révolte •⁠ ⁠Discrédit sur les institutions de la République •⁠ ⁠Diffusion de fausses nouvelles. Cette notification est faite en présence de toutes les parties prenantes à cette audition.
  5. À 1 heure 30 du matin, après la signature du procès-verbal, aucune notification de garde à vue ne lui est signifiée. Libre donc de repartir à son domicile ou… à l’hôpital. Aux environs de 1h45, le président Assalé Tiémoko Antoine choisit de se rendre à l’Institut de cardiologie de Treichville. Ce déplacement se fait sous escorte policière, avec l’assurance du commissaire enquêteur qu’il peut regagner son domicile dès qu’il est stable.
  6. Ce jeudi 23 avril 2026, il est hospitalisé dans l’établissement. Le procureur téléphone à son avocate présente à son chevet et lui annonce deux choses. D’abord, le président Assalé Tiémoko Antoine est désormais placé en garde à vue. Deuxièmement, il devra être reconduit à la Préfecture de police d’Abidjan pour l’accomplissement des formalités, avant d’être déféré au parquet ce vendredi 24 avril 2026. Un dispositif de policiers en civil s’installe à quelques pas de sa porte.
  7. En fin d’après-midi de ce jeudi 23 avril, le procureur de la République adjoint Abou Chérif, se rend au chevet du président. C’est lui qui a mené l’audition la veille. Il est accompagné du commissaire en charge de l’enquête. En présence du médecin traitant et du chef du service d’hospitalisation, il lui notifie que sa garde à vue, décidée le matin même, est levée. Il est exactement 17 heures 02 minutes.
  8. La levée de la garde à vue ne signifie pas la fin de la procédure. Il pèse encore sur le président Assalé 4 chefs d’accusation. La suite appartient au procureur.
  9. ADCI porte dans son ADN une posture : ne jamais rien affirmer qui ne soit vérifié, vérifiable et qu’on ne puisse prouver. Cette attitude est la même adoptée dans chaque prise de parole de notre président. Et c’est la même qui guide nos pas, nos dires et chacune de nos actions. Nous y tenons.
  10. Nous nous retrouvons le 02 mai à Tiassalé pour la rentrée politique de ADCI. Quel lien avec l’affaire énumérée dans les 9 points ci-dessus ? Venez seulement le 02 mai à Tiassalé et vous verrez.