Amos BEONAHO, porte-parole des Past-Présidents de l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI)
À Abidjan, les Past-Présidents de l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire appellent à l’apaisement face aux tensions internes, préconisant la suspension des actions judiciaires et le report du 12ᵉ congrès prévu le 25 mars 2026.
Abidjan, le 22 mars 2026 (crocinfos.net) — Face à la crise à l’UNJCI, les Past-Présidents appellent à suspendre les procédures judiciaires et à reporter le congrès du 25 mars 2026 pour favoriser le dialogue et préserver l’unité.
Crise interne à l’UNJCI : les anciens dirigeants prônent le dialogue et le report du congrès
Les Past-Présidents de l'Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire sont sortis de leur réserve. Réunis en collectif, ils affirment suivre avec une attention particulière l’évolution de la crise qui secoue actuellement l’organisation, tout en rejetant toute idée d’inaction de leur part.
Dans un communiqué rendu public le 21 mars 2026 à Abidjan, les Past-Présidents de l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), avec pour porte-parole Amos Beonaho, indiquent avoir multiplié, ces dernières semaines, des initiatives de médiation et de concertation, dans un souci de discrétion et de préservation de l’unité de la faîtière des journalistes ivoiriens.
Contre la judiciarisation des différends
Sur la question sensible du recours aux tribunaux, les Past-Présidents marquent clairement leur désaccord. Ils estiment que la judiciarisation des différends internes fragilise la cohésion de l’organisation et expose inutilement ses tensions sur la place publique.
Dans cette optique, ils appellent à la suspension immédiate des procédures en cours et exhortent les différentes parties à privilégier les mécanismes internes de règlement des conflits, fondés sur le dialogue et la médiation.
Un congrès jugé prématuré
Autre point majeur du communiqué : la tenue du 12ᵉ congrès ordinaire de l’UNJCI, prévu le 25 mars 2026.
Les anciens présidents jugent que les conditions ne sont pas réunies pour organiser une rencontre apaisée, inclusive et crédible.
Selon eux, maintenir cette échéance pourrait non seulement accentuer les tensions déjà perceptibles, mais aussi fragiliser la légitimité des décisions qui en découleraient. Ils préconisent, en conséquence, un report du congrès afin de favoriser un consensus minimal entre les différentes parties.
Une sortie de crise en préparation
Fidèles à leur posture de sages, les Past-Présidents insistent sur la nécessité de construire l’UNJCI dans la concertation, loin de toute précipitation ou confrontation. Ils annoncent la tenue prochaine d’une rencontre élargie visant à proposer une sortie de crise responsable, conforme aux textes et à l’esprit de confraternité qui fonde l’organisation.
Appel à la responsabilité collective
En définitive, le collectif lance un appel à la retenue et au sens de responsabilité de tous les acteurs. L’enjeu, rappellent-ils, reste la préservation de l’unité, de la crédibilité et de l’avenir de l’UNJCI.
Dans un contexte marqué par des tensions, ils invitent à un débat sain, respectueux et fraternel, loin des invectives, afin de garantir la pérennité de l’organisation.
Médard KOFFI