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[Côte d’Ivoire] Courant Démocratie et Valeurs : Guillaume Gbato prend les fonctions de secrétaire exécutif

[Côte d’Ivoire] Courant Démocratie et Valeurs : Guillaume Gbato prend les fonctions de secrétaire exécutif

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Réunis en assemblée générale constitutive, ce samedi 7 novembre 2026 à Abidjan, les membres du Courant Démocratie et Valeurs ont acté sa transformation en parti politique et porté Guillaume Gbato au poste de secrétaire exécutif.

Abidjan, le 7 novembre 2026 (crocinfos.net) – Le Courant Démocratie et Valeurs (CDV) franchit une nouvelle étape de son parcours politique. Né en 2024 à la suite de divergences avec les orientations du Front populaire ivoirien (FPI), dirigé par Pascal Affi N’Guessan, le mouvement s’est officiellement constitué en parti politique à l’issue de son assemblée générale constitutive, tenue ce samedi 7 novembre 2026 au Palm Club d’Abidjan. Cette rencontre a également permis la désignation de ses premiers dirigeants, avec Sangaré Issiaka à la présidence et Guillaume Gbato au poste de secrétaire exécutif.

Après deux années d’existence en tant que courant politique, ses membres ont ainsi choisi de formaliser leur engagement et de doter leur organisation d’une structure institutionnelle destinée à renforcer sa participation à la vie politique nationale.

Dans son discours de clôture, le nouveau président a tenu à souligner la portée de cette mutation, qu’il présente comme une évolution dans la continuité des convictions fondatrices du mouvement. « Ce jour n’est pas celui d’un renoncement. Il est celui d’une transformation. Ce n’est pas la fin de notre idéal, mais le commencement d’une nouvelle ambition », a déclaré Sangaré Issiaka.

Sangaré Issiaka aux commandes d’une nouvelle équipe dirigeante

À l’issue des travaux, Sangaré Issiaka a été porté à la tête du nouveau parti. Il sera épaulé par une équipe de responsables investis de missions spécifiques pour assurer le fonctionnement et le développement de la formation politique.

Koulibaly Seydou a été désigné président délégué chargé de l’organisation, de la planification et de l’implantation du parti. Il assure également l’intérim de la coordination des commissions techniques des secteurs primaire, secondaire et tertiaire, ainsi que les fonctions de porte-parole.

Gnahouret Anne prend en charge les problématiques sociales et les relations avec la société civile et les syndicats. Zéhi Sébastien est chargé des questions juridiques, des relations extérieures et de la politique de défense. La communication numérique et l’animation de la propagande reviennent à Gnaoré Achille.

Pour sa part, Ousso Gladys est responsable des questions relatives aux femmes et aux coopératives d’entraide solidaire, tandis que Yro Guy Roger est chargé de la jeunesse et de la promotion de l’emploi. Bohé Constant prend en main la décentralisation et la citoyenneté. Le secrétariat exécutif du parti est confié au député Guillaume Gbato.

Une opposition constructive fondée sur le dialogue

Sur le plan politique, le CDV entend défendre une ligne d’opposition constructive et responsable. Ses dirigeants affirment vouloir exercer un regard critique sur l’action gouvernementale, sans pour autant s’inscrire dans une logique de contestation systématique.

« Nous sommes donc une opposition constructive et responsable, qui sait dénoncer les situations problématiques, mais qui sait également faire des propositions », a expliqué Sangaré Issiaka.

Cette orientation repose sur le dialogue politique, la concertation ainsi que les collaborations institutionnelles et programmatiques. Le président du parti privilégie une démarche qui laisse place aux échanges avec les autres acteurs politiques, dans le respect des divergences et des institutions républicaines.

Le CDV entend, dans le même temps, préserver son identité et son positionnement social-démocrate. Il ne se considère pas comme une composante d’une coalition avec le parti au pouvoir, mais reste ouvert à des collaborations lorsque les circonstances et les intérêts politiques le permettent. Ses responsables rejettent également les appels à l’insurrection et plaident pour une expression politique respectueuse des institutions et des opinions divergentes.

Le pouvoir d’achat et l’emploi des jeunes au cœur des propositions

Au-delà de son positionnement politique, la nouvelle formation entend inscrire les préoccupations économiques et sociales au centre de son action. Parmi les propositions avancées figure la création d’une centrale nationale d’achat. Ce mécanisme viserait à faciliter le stockage des produits de grande consommation et à contribuer à la maîtrise des prix sur les marchés.

Le parti préconise également un rôle accru des organisations de la société civile dans le suivi de l’évolution des prix et le contrôle des pratiques commerciales. L’objectif affiché est d’améliorer l’accès des populations aux produits de première nécessité et de contribuer à la protection du pouvoir d’achat.

L’emploi des jeunes constitue un autre axe majeur de son programme. Sangaré Issiaka a évoqué l’arrivée annuelle de près de 400 000 jeunes sur le marché du travail, estimant que cette situation appelle des réponses adaptées et des initiatives plus ambitieuses.

Pour y faire face, le CDV propose notamment la multiplication des centres d’incubation, la facilitation de l’accès aux technologies et un accompagnement renforcé des entrepreneurs nationaux. Le président du parti a aussi attiré l’attention sur les difficultés auxquelles sont confrontées les entreprises locales face à des concurrents disposant de capacités financières plus importantes. Il plaide ainsi pour des mécanismes de soutien aux initiatives nationales, dans le respect des règles de concurrence.

Une implantation nationale en ligne de mire

Désormais constitué en parti politique, le CDV entend concentrer ses efforts sur son implantation à l’échelle nationale. Cette ambition passera par la mise en place de structures locales, l’organisation de rencontres avec les populations et la préparation de candidatures en vue des prochaines élections locales.

Dans cette perspective, Sangaré Issiaka a également réaffirmé son intérêt pour le dialogue entre les acteurs politiques. Il a exprimé son soutien à la gouvernance du président Alassane Ouattara, notamment au regard du bilan présenté et des orientations du plan d’action gouvernemental.

Avec cette transformation institutionnelle, le Courant Démocratie et Valeurs ouvre une nouvelle séquence de son histoire. La consolidation de ses structures, la diffusion de ses propositions et sa capacité à s’implanter durablement dans les différentes régions du pays constitueront autant de défis pour ses dirigeants. Leur aptitude à traduire leurs ambitions en actions concrètes permettra de mesurer la place que cette nouvelle formation entend occuper dans le paysage politique ivoirien.

Médard KOFFI