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La responsabilité publique, selon Yaya Fofana, président du Mouvement des Forces d'Avenir, repose sur le service honnête et équitable au peuple. La gouvernance exige une conscience droite, l'intégrité et une gestion transparente des ressources publiques.
Par Yaya Fofana, président du Mouvement des Forces d’Avenir
Servir le peuple est l’essence même de la responsabilité publique. Être investi d’une fonction d’État n’est ni un privilège ni un rang social. C’est une mission confiée pour protéger l’intérêt général et améliorer concrètement la vie des citoyens.
En Côte d’Ivoire, pays de foi et de valeurs, diriger ne peut se faire sans honnêteté, sans conscience professionnelle et sans crainte de Dieu. L’autorité publique doit être guidée par le sens du service, la justice et le respect du bien commun.
Les responsables publics, membres du gouvernement, élus, cadres de l’administration, agents des services publics et dirigeants d’entreprises d’État, gèrent les ressources du peuple. Leurs décisions influencent le quotidien des familles, l’activité des commerçants, la stabilité des travailleurs et l’espoir de la jeunesse.
Servir avec honnêteté, c’est protéger l’argent public. C’est refuser les passe-droits et les arrangements douteux. C’est garantir l’équité dans l’accès aux services de l’État. C’est traiter chaque citoyen avec justice et dignité.
La bonne gouvernance commence par une conscience droite.
La corruption n’est pas seulement une faute morale. Elle a un coût direct sur la vie des populations. Lorsqu’une partie des ressources publiques est détournée, ce sont des écoles qui manquent d’équipements, des hôpitaux qui manquent de médicaments, des routes qui se dégradent plus vite que prévu.
La corruption renchérit le prix des projets publics. Elle alourdit les charges de l’État. Elle finit par peser sur l’économie nationale et contribue à la vie chère que ressentent les ménages.
Quand les ressources sont mal utilisées, les services deviennent plus coûteux, les investissements ralentissent et le pouvoir d’achat s’affaiblit. L’impact se fait sentir dans les marchés, dans les transports, dans le logement et dans le panier quotidien des familles.
Ce fléau gangrène l’économie nationale et touche particulièrement l’administration publique, là où l’exemplarité devrait être la règle.
Servir le peuple exige donc rigueur, loyauté et sens élevé de la responsabilité.
Quand les ressources sont mal utilisées, les services deviennent plus coûteux, les investissements ralentissent et le pouvoir d’achat s’affaiblit. L’impact se fait sentir dans les marchés, dans les transports, dans le logement et dans le panier quotidien des familles.
Occuper une fonction publique, c’est accepter de rendre compte. C’est faire passer l’intérêt général avant les intérêts personnels. C’est gérer avec sérieux ce qui appartient à tous.
La conscience professionnelle devient alors la boussole de l’action publique. Elle rappelle à chaque responsable que toute décision engage la Nation et les générations futures.
La confiance entre gouvernants et gouvernés se construit sur la transparence, l’équité et la justice. Lorsqu’un citoyen perçoit que l’État agit avec droiture, il adhère davantage aux réformes, respecte les règles et participe à l’effort collectif.
À l’inverse, lorsque la gestion publique paraît injuste ou opaque, la méfiance s’installe et le lien social se fragilise.
La gouvernance n’est donc pas seulement une question d’administration. Elle est un pacte moral entre l’État et le peuple.
Les communautés religieuses et les organisations de la société civile contribuent à cet effort collectif en rappelant les valeurs de probité, d’humilité et de respect de la dignité humaine. La foi véritable se reflète dans les actes posés au service des autres.
L’État ivoirien, fidèle à son principe de laïcité, garantit la coexistence des croyances tout en promouvant des valeurs communes de respect, de vérité, de discipline, de travail bien fait et de primauté de l’intérêt général.
La fonction publique est un service rendu à la Nation. Elle ne peut être perçue comme un privilège ou un avantage personnel.
Renforcer la gouvernance, c’est promouvoir l’éthique, consolider la transparence et valoriser l’intégrité.
Comme le rappelait le Président Félix Houphouët-Boigny, la stabilité d’une Nation repose sur le respect des règles communes et sur la qualité morale de ses dirigeants.
Chaque responsable public devrait pouvoir se regarder avec sincérité dans le miroir de sa conscience et se poser cette question essentielle ai-je servi le peuple avec honnêteté et responsabilité.
Que chaque signature soit un serment moral, chaque décision une responsabilité sacrée et chaque fonction un service rendu sous le regard de Dieu.
L’horizon que nous devons construire est clair une Côte d’Ivoire où chaque citoyen entre dans un service public sans peur, sans favoritisme et sans humiliation, certain d’être accueilli avec respect, servi avec équité et traité avec dignité.
Lorsque la foi éclaire l’action publique et que la conscience guide l’autorité, la Nation trouve son équilibre et le peuple retrouve confiance.
Dieu bénit les dirigeants justes, Il élève les serviteurs intègres et accorde la paix aux Nations qui placent la droiture au-dessus des intérêts.
Ainsi se construit, avec responsabilité et espérance, une Côte d’Ivoire rassemblée, plus juste dans son fonctionnement, plus forte dans son économie et plus humaine dans sa gouvernance.
Fait le 10 mars 2026