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[Réjouissance] Yopohué célèbre le riz pluvial et sollicite un appui accru de l’État

[Réjouissance] Yopohué célèbre le riz pluvial et sollicite un appui accru de l’État

Yopohué célèbre le riz pluvial et sollicite un appui accru de l’État

La troisième édition de la Fête du riz de Yopohué a valorisé le riz pluvial local et permis aux producteurs de solliciter l’appui matériel de l’État pour moderniser leurs exploitations et accroître durablement les rendements.

Yopohué, 25 août 2026 (crocinfos)– La troisième édition de la Fête du riz de Yopohué, sous-préfecture du département de Gagnoa, a servi de cadre à la promotion du riz pluvial local et à un plaidoyer en faveur de la modernisation des exploitations agricoles.

Organisée par l’association Zédi Za Nadré (« Mon amour pour le canton Zédi »), cette manifestation vise à préserver une variété de riz particulièrement appréciée dans la région, mais dont la culture connaît un recul attribué au manque d’équipements et à l’enclavement des zones de production.

« En Côte d’Ivoire, lorsque l’on parle du peuple bété, on évoque aussi le riz local pluvial », a déclaré la commissaire générale de la célébration, Gouri Ehouman Édith, également présidente de l’association organisatrice.

Selon elle, la disparition progressive de cette céréale traditionnelle a motivé la création de la fête. L’initiative répond également aux orientations des pouvoirs publics en matière de sécurité alimentaire et de développement de la production nationale de riz.


Des terres disponibles, mais des moyens encore insuffisants

Gouri Ehouman Édith a indiqué que l’association avait enregistré des avancées importantes, notamment grâce à l’acquisition de plusieurs parcelles et de bas-fonds destinés à la riziculture irriguée. Ces espaces devraient permettre d’accroître les capacités de production et d’améliorer progressivement la disponibilité du riz local.

La responsable associative a toutefois relevé que les producteurs demeuraient confrontés à d’importantes contraintes matérielles. Dans plusieurs localités, les travaux agricoles continuent d’être effectués essentiellement à la machette et à la daba, ce qui limite les superficies cultivées ainsi que les rendements.

« Nous disposons de terres cultivables et de femmes et d’hommes capables de contribuer à la production nationale de riz. Cependant, nous manquons d’équipements agricoles, de voies d’accès et de moyens de communication », a-t-elle expliqué.

La commissaire générale a ainsi demandé aux partenaires présents de relayer les préoccupations des riziculteurs auprès du gouvernement. Elle a appelé l’État à accompagner l’association par le financement de ses projets et l’octroi de matériels agricoles adaptés.

Cette sollicitation s’inscrit dans une démarche de partenariat avec les pouvoirs publics. Elle vise à renforcer les capacités des producteurs, à faciliter l’exploitation des terres disponibles et à contribuer aux objectifs nationaux d’autosuffisance et de sécurité alimentaires.

Pour les organisateurs, la sauvegarde du riz pluvial ne constitue pas seulement un enjeu économique. Elle participe également à la préservation d’un patrimoine agricole et culturel étroitement lié à l’identité des populations du pays bété.


Casmir Kouadio , Correspondant régional, envoyé spécial à Yopohué