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C R O C I N F O S

[Journée internationale 2026 pour l’élimination de la fistule obstétricale] Namizata Sangaré appelle à la santé et aux droits des femmes

[Journée internationale 2026 pour l’élimination de la fistule obstétricale] Namizata Sangaré appelle à la santé et aux droits des femmes

Namizata Sangaré, ancienne présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) et experte en droits humains, genre et résilience socio-économique

Namizata Sangaré, experte en droits humains et ancienne présidente du CNDH, appelle à un engagement urgent pour prévenir et traiter la fistule obstétricale, soulignant que santé et dignité des femmes sont des droits fondamentaux.

ABIDJAN, 23 mai 2026 (crocinfos) – À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale, célébrée ce 23 mai sous le thème « Sa santé, son droit : façonner un avenir sans fistule », Namizata Sangaré, ancienne présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) et experte en droits humains, genre et résilience socio-économique, a appelé à une mobilisation accrue pour la santé et la dignité des femmes et des filles dans une présentation sur sa page Facebook.

Pour Mme Sangaré, la fistule obstétricale n’est pas une fatalité. « Aucune femme ni aucune fille ne devrait souffrir d’une fistule obstétricale, une grave blessure d’accouchement qui provoque des fuites permanentes d’urine ou de selles par le vagin, mais qui peut souvent être réparée médicalement », a-t-elle souligné. Elle a insisté sur l’importance de promouvoir les droits et la santé des femmes, considérés comme des leviers de paix, de lutte contre l’exclusion, de protection des droits humains et de développement durable inclusif.

La présentation disponible sur sa page Facebook


Dans sa présentation, l’experte a présenté les données alarmantes sur la prévalence de cette pathologie : environ 500 000 femmes et filles vivent aujourd’hui avec une fistule obstétricale, tandis que 20 à 30 femmes supplémentaires subissent de telles blessures à chaque décès maternel. Près de 90 % des cas surviennent dans des pays à faible revenu, où l’accès aux soins obstétricaux reste limité.

« La santé d’une femme est un droit humain fondamental », a rappelé Mme Sangaré, ajoutant : « Chaque femme a le droit à la santé, à la dignité et à une vie sans fistule. » Elle a insisté sur les actions prioritaires : prévention, accès à des soins de qualité, soutien aux survivantes, sensibilisation et mobilisation communautaire. « Agir maintenant est impératif », a-t-elle conclu, reprenant les recommandations de l’UNFPA.

Cette journée internationale constitue un moment clé pour rappeler que la fistule obstétricale, conséquence d’accouchements prolongés ou mal assistés, peut être évitée et soignée. Les experts appellent à un renforcement des systèmes de santé, à la formation de personnel qualifié et à une prise de conscience collective afin d’offrir aux femmes un droit à la vie et à la dignité véritablement effectif.


Athanase Kangah