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C R O C I N F O S

[PPEF] Elisa, accusée de chantage après une déception amoureuse

[PPEF] Elisa, accusée de chantage après une déception amoureuse

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Elisa, une aide-soignante de 24 ans, est accusée de chantage et de cybercriminalité après avoir menacé son ex-petit ami de diffuser des photos compromettantes à la suite d’une déception amoureuse. Le verdict sera rendu le 27 mars 2026.

Abidjan, 6 mars 2026 – (crocinfos)---Elisa, jeune aide-soignante de 24 ans, s’est retrouvée devant le tribunal du pôle pénal, économique et financier ce vendredi 6 mars 2026, accusée de chantage et de cybercriminalité. L’affaire remonte à deux ans, lorsque la jeune femme est tombée sous le charme d'Aziz, un homme qui lui avait promis un avenir radieux, avant de l'abandonner brutalement après une relation de trois mois.

Le couple, autrefois fusionnel, s’est effondré lorsque les promesses de Aziz sont restées vaines. Elisa, déçue et en colère, découvre que son petit ami poursuit sa vie amoureuse ailleurs. Pour venger cette trahison, elle décide de faire chanter Aziz en utilisant des images et vidéos compromettantes qu'elle a conservées sur son téléphone. Après lui avoir envoyé une première série de photos, elle menace de diffuser d'autres images, sauf s'il lui verse une somme d'argent. Aziz, pris de panique, lui remet 35 000 FCFA avant de saisir les autorités compétentes.

Lors de son audition, Elisa, visiblement émotive, peine à s’exprimer devant la barre. Elle avoue avoir agi sous l’impulsion de la colère, mais son discours reste difficile à entendre. « J’étais énervée. C’est à lui-même que j’ai envoyé les photos », déclare-t-elle, presque inaudible.

Le procureur, pour sa part, n’a pas hésité à qualifier les actes d’Elisa de grave atteinte à la vie privée d'Aziz, soulignant que les images envoyées étaient à caractère sexuel et obtenues sans le consentement de la victime. En réponse à ce comportement, le ministère public a requis une peine de 36 mois de prison et une amende de 300 000 FCFA contre la jeune femme.

Dans sa défense, l’avocat d’Elisa a souligné le caractère « dolosif » de la séduction de Aziz, l’accusant d’avoir manipulé Elisa avant de la délaisser pour une autre. Selon lui, bien que les actes d'Elisa soient répréhensibles, les réquisitions du procureur sont excessives, et il a plaidé pour la clémence en demandant au tribunal de ne pas envoyer la jeune femme en prison. « La prison n'est pas une école », a-t-il ajouté dans une dernière supplication, espérant ainsi toucher la clémence du tribunal.

Le verdict de cette affaire sera rendu le 27 mars 2026. Elisa, qui comparaît libre, a quitté la salle d’audience le visage fermé, son regard empreint de tristesse et de résignation. Cette affaire souligne les conséquences dramatiques de la manipulation sentimentale et du chantage à caractère numérique, illustrant les dangers d’un usage irresponsable des nouvelles technologies.


Info Fernand Dédeh