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[Anyama 4 Croix] L’ESTP saisit le Pôle pénal économique et financier dans le litige foncier

[Anyama 4 Croix] L’ESTP saisit le Pôle pénal économique et financier dans le litige foncier

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Le litige foncier opposant l’ESTP à Sophia SA autour d’une parcelle de 346 hectares à Anyama 4 Croix connaît un nouveau rebondissement, avec les accusations formulées par Mory Soumahoro contre Touré Ahmed Bouah.

Abidjan, le 11 septembre 2026 (crocinfos.net) – Au lendemain de la conférence de presse animée par Touré Ahmed Bouah, PDG de Sophia SA, dans le cadre du litige foncier qui l’oppose à l’ESTP sur le site d’Anyama 4 Croix, l’entreprise dirigée par Mory Soumahoro a organisé, jeudi 10 septembre 2026, une visite de terrain à l’intention de la presse.

Cette démarche visait à présenter la version de l’ESTP sur le différend et à répondre aux arguments développés précédemment par son adversaire.

Mory Soumahoro évoque une plainte au Pôle pénal économique et financier

Face aux journalistes, le directeur général de l’ESTP est revenu sur la plainte déposée contre Touré Ahmed Bouah auprès du Pôle pénal économique et financier (PPEF). Mory Soumahoro affirme que son entreprise aurait été induite en erreur par des documents qu’il considère comme irréguliers, notamment un Arrêté de concession définitive (ACD) dont il conteste l’authenticité.

« Nous avons porté plainte contre lui au Pôle pénal économique et financier parce que Touré Ahmed Bouah nous a arnaqués », a-t-il déclaré.

Le responsable de l’ESTP présente cette démarche judiciaire comme une volonté de défendre un investissement qu’il évalue à 1,79 milliard de FCFA.

Aux côtés de Mory Soumahoro, Ouattara Ahoua, partenaire financière de l’ESTP, a également appelé à une intervention des autorités compétentes afin de contribuer au règlement du différend.

Elle a notamment sollicité l’attention du chef de l’État, estimant qu’un dénouement de cette affaire serait de nature à rassurer les investisseurs, particulièrement ceux issus de la diaspora.

Ouattara Ahoua affirme avoir engagé plusieurs centaines de millions de FCFA dans le projet. Selon elle, les documents présentés par Touré Ahmed Bouah auraient contribué à conforter la décision d’investir dans cette opération foncière.

La visite organisée par l’ESTP s’est déroulée en deux étapes. La délégation s’est d’abord rendue sur un site dépendant du village d’Ahouabo, avant de rejoindre la parcelle de 346 hectares située à Anyama 4 Croix, au cœur du différend.

Accompagné de propriétaires coutumiers, Mory Soumahoro a voulu démontrer que les travaux entrepris par l’ESTP correspondent, selon lui, à l’emprise couverte par le mandat qui aurait été délivré par Touré Ahmed Bouah.

Le directeur général de l’ESTP soutient cependant que cette parcelle aurait été vendue à des sociétés d’État avant la délivrance dudit mandat. Il affirme ne pas avoir été informé de cette situation lorsqu’il s’est engagé dans le projet.

Sur le volet judiciaire, l’ESTP indique avoir saisi, le 17 août 2026, le parquet près le Pôle pénal économique et financier d’une plainte pour faux et usage de faux suivis d’escroquerie.

L’entreprise et ses partenaires maintiennent ainsi leurs griefs et souhaitent désormais que les autorités compétentes contribuent à trouver une issue à ce différend qui porte sur une importante opération foncière à Anyama 4 Croix.

Toutefois, les accusations formulées par l’ESTP demeurent, à ce stade, des allégations soumises à l’appréciation des autorités judiciaires. La qualification pénale des faits dénoncés et l’établissement d’éventuelles responsabilités relèvent de la justice.

En attendant l’issue des procédures engagées, les deux parties restent opposées sur la propriété, la portée des documents produits ainsi que sur les engagements pris dans le cadre de cette opération foncière à Anyama 4 Croix.

LPS/CP/NK