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[Côte d’Ivoire] PAN-JPS : Marie Josiane Kouadio appelle à donner aux jeunes une vraie place dans les décisions

[Côte d’Ivoire] PAN-JPS : Marie Josiane Kouadio appelle à donner aux jeunes une vraie place dans les décisions

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Du 26 au 28 août 2026, la présidente du Conseil d’administration de l’ONG Les Acteurs de Développement Communautaire de Côte d’Ivoire (ADCCI), Marie Josiane Kouadio, a participé aux consultations du Plan d’Action National « Jeunes, Paix et Sécurité » (PAN-JPS), appelant à une implication réelle des jeunes dans les décisions nationales.

Abidjan, le 1er septembre 2026 (crocinfos.net) – La participation des jeunes aux processus de décision en matière de paix, de sécurité et d’avenir national doit dépasser le cadre des consultations et des discours. C’est l’une des principales convictions exprimées par Marie Josiane Kouadio, présidente du conseil d’administration de l’ONG Les Acteurs de Développement Communautaire de Côte d’Ivoire (ADCCI), à l’issue de sa participation aux consultations consacrées à l’élaboration du Plan d’Action National « Jeunes, Paix et Sécurité » (PAN-JPS).

Du 26 au 28 août 2026, elle a pris part à l’étape Abidjan-Jacqueville de ce processus, qui vise notamment à recueillir les contributions des jeunes et des différents acteurs concernés par les enjeux de paix et de sécurité.

« Une place pleine et entière » pour la jeunesse

À l’issue de ces consultations, Marie Josiane Kouadio estime que la participation des jeunes ne peut être réduite à une simple formalité.

Selon elle, leur implication doit se traduire par une véritable capacité d’influence et d’action dans les processus qui concernent la paix, la sécurité et l’avenir de la Côte d’Ivoire.

« La participation des jeunes ne peut pas être une formalité. Elle doit produire de la voix, de l’influence et, surtout, de l’action », soutient-elle.

Pour la présidente du conseil d’administration de l’ADCCI, la jeunesse doit occuper une « place pleine et entière », non seulement dans les salles de consultation ou les panels, mais également dans la réflexion, la formulation des propositions, la prise de décision et la mise en œuvre des politiques.

Cette approche soulève, selon elle, une question essentielle : quelle place la société est-elle réellement prête à accorder aux jeunes dans les décisions touchant à la paix, à la sécurité et à l’avenir du pays ?

Faire vivre la Résolution 2250 des Nations Unies

Marie Josiane Kouadio s’appuie également sur la Résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui consacre la jeunesse comme un acteur de la paix et de la sécurité.

Pour elle, cet engagement international doit désormais être traduit dans les réalités nationales à travers des mécanismes permettant aux jeunes de participer effectivement à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques publiques.

« On ne peut pas construire des politiques publiques pertinentes pour la jeunesse sans la jeunesse », fait-elle valoir.

Elle estime également que les personnes directement confrontées aux réalités du terrain doivent pouvoir contribuer à la conception des réponses qui leur sont destinées.

Des consultations placées sous le signe de l’écoute et de la responsabilité

La participation à l’étape Abidjan-Jacqueville a, selon Marie Josiane Kouadio, constitué à la fois un espace d’écoute et de responsabilité.

Elle évoque notamment la nécessité d’écouter les différents acteurs, de confronter les idées, de porter une vision et de réfléchir collectivement aux solutions susceptibles d’être mises en œuvre.

Cette démarche, souligne-t-elle, doit permettre de dépasser les échanges pour aboutir à des propositions concrètes en faveur de la paix, de la sécurité et de la cohésion sociale.

Elle a, par ailleurs, salué l’engagement des différents acteurs mobilisés autour du processus ainsi que l’accompagnement de l’Union européenne, de l’Allemagne à travers le BMZ et d’Expertise France.

Transformer les paroles en résultats

Pour Marie Josiane Kouadio, le véritable enjeu commence désormais après les consultations. Il s’agit, selon elle, de transformer les contributions recueillies en engagements concrets, puis ces engagements en résultats tangibles.

Elle rappelle à cet égard que la paix ne se décrète pas, que la sécurité ne se limite pas aux dispositifs et que la cohésion sociale se construit collectivement.

Dans cette perspective, elle appelle sa génération à prendre pleinement part aux décisions qui façonnent le présent et l’avenir de la Côte d’Ivoire.

« Notre génération n’a pas vocation à attendre son tour », affirme-t-elle, estimant que les jeunes doivent être considérés comme des acteurs de décision dès aujourd’hui.

Car, selon elle, la jeunesse ne constitue pas uniquement une force pour demain. Elle représente également une force de décision pour aujourd’hui.

À travers cette contribution, Marie Josiane Kouadio plaide ainsi pour une participation effective et durable des jeunes aux processus de décision, afin que les politiques de paix, de sécurité et de cohésion sociale soient davantage construites avec eux et non seulement pour eux.

Médard KOFFI