Jeffrey Epstein
L’affaire Epstein continue de secouer l'Occident, avec des démissions et des enquêtes. En Côte d'Ivoire, le silence persiste malgré les liens évoqués entre plusieurs personnalités locales, dont Nina Kéita, citée dans ce scandale international.
Par F. M. Bally
OPÉRATION DÉMINAGE. L'affaire Jeffrey Epstein est une bombe à fragmentations, qui continue de déstabiliser le monde occidental. Plusieurs dirigeants ont été mis en cause et les démissions se succèdent en cascades aux USA, en France, en Angleterre, etc.
A Paris, le Parquet national financier (PNF) a entamé plusieurs perquisitions, notamment à l'Institut du monde arabe (IMA) que dirigeait l'ex-ministre Jack Lang, avant son jet d'éponge. Le domicile du démissionnaire a aussi été visité sur fond de ses liens présumés et de sa fille Caroline avec le pédo-criminel américain.
Ce branle bas de combat semble laisser de marbre la Côte d'Ivoire. Aucune institution ne bouge. Pourtant, plusieurs personnalités ivoiriennes sont abondamment citées dans ce dossier fumant et explosif. Parmi elles, Hamed Bakayoko, l'ex-premier ministre défunt, et Nina Kéita, ancienne mannequin.
Mme Kéita fait partie des privilégiés. Elle est la directrice générale adjointe de la Société de gestion des produits pétroliers (GESTOCI) et elle est, de surcroît, la nièce d'Alassane Ouattara, le chef de l'État. C'est un parapluie atomique.
C'est essentiellement pour cette raison que l'omerta a d'abord prévalu. Car, à son insu(!?), la Côte d'Ivoire devient progressivement un pays où il existe la liberté d'expression mais qui ne garantit pas la liberté après l'expression, avec les arrestations qui se poursuivent à un rythme accéléré.
Néanmoins le silence calculé est de plus en plus perturbé par des accusations clairement ciblées, visant Nina Kéita qui fleurissent. Et c'est alors l'opération de déminage d'explosifs et de blanchissement de son image. Elle est une blanche neige.