La Côte d’Ivoire, logée dans le groupe B avec l’Afrique du Sud, le Burkina Faso et la Tanzanie, débutera sa campagne lundi 27 juillet contre les Burkinabè. Ph. Archives
La Coupe d’Afrique des nations féminine 2026 débute au Maroc avec seize équipes engagées. La Côte d’Ivoire, portée par les Éléphantes, vise une place dans le dernier carré synonyme de qualification au Mondial 2027.
ABIDJAN, 26 juillet 2026 (crocinfos)– Le Maroc ouvre ce dimanche la 14e édition de la Coupe d’Afrique des nations féminine, une compétition désormais placée au cœur de la stratégie de développement du football féminin portée par la Confédération africaine de football et la FIFA. Seize sélections, un record dans l’histoire du tournoi, sont engagées jusqu’au 16 août entre Rabat et Casablanca. Au-delà du trophée continental, l’enjeu est majeur : les quatre équipes qualifiées pour les demi-finales obtiendront directement leur billet pour la Coupe du monde féminine 2027, prévue au Brésil.
La journée inaugurale propose deux affiches du groupe A dans la capitale marocaine. L’Algérie affronte le Sénégal à 17 h GMT au stade olympique de Rabat, avant l’entrée en lice du pays hôte face au Kenya à 20 h GMT, au stade Moulay-El-Hassan. Ces rencontres doivent donner le ton d’une édition élargie, conçue pour accroître la visibilité des joueuses, renforcer la compétitivité des sélections africaines et consolider les investissements institutionnels dans la pratique féminine.
La Côte d’Ivoire, logée dans le groupe B avec l’Afrique du Sud, le Burkina Faso et la Tanzanie, débutera sa campagne lundi 27 juillet contre les Burkinabè. Le coup d’envoi est fixé à 21 heures, heure locale, au stade Larbi-Zaouli de Casablanca. Pour les Éléphantes, l’objectif sportif minimal est clairement identifié : atteindre le dernier carré afin de garantir la qualification directe au Mondial. La marge d’erreur sera donc particulièrement réduite dès l’ouverture.
Cette ambition impose toutefois une gestion rigoureuse de la phase de groupes. Après le Burkina Faso, les Ivoiriennes affronteront l’Afrique du Sud le 31 juillet, puis la Tanzanie le 4 août. Dans une poule relevée, chaque point comptera, de même que la différence de buts, susceptible de départager des équipes à égalité conformément au règlement de la compétition, selon la Confédération Africaine de Football (CAF)
La CAN féminine 2026 constitue ainsi un test sportif, mais aussi institutionnel. Elle doit confirmer que la professionnalisation, la médiatisation et l’encadrement juridique du football féminin progressent sur le continent. Pour la Côte d’Ivoire, le défi est double : défendre ses couleurs et inscrire durablement les Éléphantes parmi les références africaines.
Athanase Kangah