légende
Grâce à un partenariat stratégique entre l’ONG Drep.Afrique et la Fondation Porteo, mille enfants atteints de drépanocytose au Sénégal bénéficieront d’une prise en charge médicale renforcée, incluant l’accès à l’hydroxyurée, traitement essentiel contre cette maladie génétique.
Abidjan, le 21 juin 2026 (crocinfos.net) – L’ONG Drep.Afrique et la Fondation Porteo financent un programme de 118 millions FCFA pour la prise en charge de 1 000 enfants drépanocytaires au Sénégal, avec un accès facilité à l’hydroxyurée.
Drépanocytose au Sénégal : Drep.Afrique et la Fondation Porteo unissent leurs forces pour sauver 1 000 enfants
La lutte contre la drépanocytose franchit une nouvelle étape en Afrique de l’Ouest. Grâce à un partenariat entre l’ONG Drep.Afrique et la Fondation Porteo, un ambitieux programme de prise en charge médicale destiné à mille enfants atteints de cette maladie génétique sera déployé au Sénégal.
Cette initiative à forte portée sociale a été au cœur des échanges lors de la visite effectuée, le 18 juin 2026, par Robert Hue, président d’honneur de Drep.Afrique, au siège de la Fondation Porteo, situé à Abidjan-Plateau. Selon lui, le coût global de l’opération est évalué à environ 118 millions de FCFA.
Au-delà de l’aide financière, le projet vise avant tout à améliorer l’accès à l’hydroxyurée, un médicament reconnu pour son efficacité dans la prise en charge de la drépanocytose. « Nous organisons les soins et assurons la prise en charge des patients », a indiqué Robert Hue, soulignant l’importance d’un accompagnement médical régulier pour les enfants concernés.
La drépanocytose demeure l’une des maladies génétiques les plus répandues et les plus meurtrières sur le continent africain. Les spécialistes rappellent qu’en l’absence d’un traitement adapté, près de la moitié des enfants souffrant des formes sévères de la maladie décèdent avant l’âge de cinq ans. À l’inverse, un suivi médical rigoureux associé à l’administration de l’hydroxyurée permet de réduire considérablement les crises, les complications et le risque de mortalité.
Pour Emmanuel Kalou, président de la Fondation Porteo, ce partenariat s’inscrit dans une vision plus large de promotion de la santé et de soutien aux populations vulnérables. Il a réaffirmé l’engagement de sa fondation à accompagner des initiatives à fort impact social, particulièrement celles orientées vers la protection et le bien-être des enfants africains.
L’un des aspects innovants du programme repose sur la production locale de l’hydroxyurée en partenariat avec un laboratoire sénégalais. Cette approche permet de réduire significativement le coût du traitement, désormais estimé entre 4,5 et 5 euros par mois, soit environ 3 000 à 3 300 FCFA. Une avancée majeure pour de nombreuses familles qui, jusqu’ici, peinaient à accéder à ce médicament en raison de son coût élevé.
Cette stratégie favorise non seulement une meilleure accessibilité aux traitements, mais contribue également au renforcement de l’autonomie sanitaire des pays africains en encourageant la production locale de médicaments essentiels.
Présente lors de cette rencontre, l’experte internationale en philanthropie Danuta Pieter a salué une initiative qu’elle qualifie de « concrète et durable ». Elle a notamment insisté sur la nécessité d’accompagner l’accès aux médicaments par des actions de formation du personnel médical, condition indispensable pour garantir une prise en charge efficace et pérenne des patients.
À travers ce programme, Drep.Afrique et la Fondation Porteo démontrent que la mobilisation conjointe des acteurs associatifs, philanthropiques et médicaux peut contribuer à changer durablement le destin de milliers d’enfants confrontés à la drépanocytose. Une démarche qui pourrait inspirer d’autres initiatives à travers le continent, où la maladie continue de représenter un défi majeur de santé publique.
Médard KOFFI