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Candidat déclaré à l’élection de la FIF prévue le 12 septembre 2026, Cissé Souleymane propose une rupture avec la gestion actuelle, fondée sur la transparence financière, la formation et une gouvernance rénovée.
Abidjan, le 27 juillet 2026 (crocinfos.net) – Cissé Souleymane dévoile son projet pour la FIF 2026 : transparence financière, infrastructures de proximité, détection des talents et réforme de la gouvernance du football ivoirien.
Élection FIF 2026 : Cissé Souleymane veut tourner la page de la gestion actuelle
À quelques semaines de l’élection à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF), prévue le samedi 12 septembre 2026, la campagne prend une nouvelle dimension. Candidat déclaré, Cissé Souleymane a dévoilé les grandes lignes de son projet dans un entretien exclusif accordé à Pouvoir Magazine. Le président du Racing Club d’Abidjan y défend une refonte en profondeur de la gouvernance du football ivoirien.
Pour l’homme d’affaires, la transparence dans la gestion et le retour aux fondamentaux techniques doivent constituer les piliers de la future gouvernance fédérale. Son ambition est claire : créer les conditions d’une progression durable du football ivoirien et permettre aux Éléphants de s’installer durablement au sommet du football mondial.
Investir davantage dans la formation et les infrastructures
Cissé Souleymane établit un lien direct entre les performances de l’équipe nationale et la qualité du travail effectué à la base. Il rejette ainsi l’idée de résultats fondés sur de quelconques « miracles spontanés » et plaide pour un investissement massif dans les infrastructures sportives de proximité.
Son projet prévoit notamment la mise en place d’un réseau national interconnecté destiné à détecter et suivre les jeunes talents dès leur plus jeune âge. Cette politique de détection devrait, selon lui, couvrir aussi bien Abidjan que les zones les plus éloignées et enclavées du pays.
Le dirigeant insiste sur la nécessité d’une véritable équité territoriale dans l’accès à la formation. « Le génie n’a pas de code postal », rappelle-t-il en substance, estimant que les jeunes talents de Kong, Facobly, Sipilou ou encore Tafiré doivent bénéficier des mêmes opportunités que ceux évoluant dans la capitale économique.
Transparence financière et reddition des comptes
Au-delà de la formation, le candidat à la présidence de la FIF entend instaurer davantage de transparence dans la gestion du football national. Il réclame notamment que des comptes soient rendus après chaque grande compétition internationale.
Pour Cissé Souleymane, le football ivoirien appartient d’abord aux clubs et aux supporters. Dans cette logique, un audit rigoureux des résultats et de la gestion liés à la dernière Coupe du monde constituerait, selon lui, un exercice normal de transparence et de responsabilité.
Cette position apparaît également comme une critique de la gestion des bonus liés au sacre de la Côte d’Ivoire à la CAN 2023, un dossier qui continue d’alimenter les débats dans les milieux du football ivoirien.
Le calendrier fédéral au cœur de la polémique
Le patron du Racing Club d’Abidjan s’est également prononcé sur le calendrier institutionnel et sportif de la FIF. Il estime que le mandat d’Idriss Diallo est arrivé à son terme depuis le 23 avril 2026. Selon lui, la dérogation exceptionnelle accordée dans le contexte de la préparation de la Coupe du monde était temporaire et ne saurait justifier la poursuite de certaines décisions au-delà de cette période.
Cissé Souleymane conteste notamment le lancement de la nouvelle saison du championnat avant la tenue de l’élection. Il considère que l’organisation des compétitions nationales devrait revenir à l’équipe qui sera issue du prochain scrutin.
Cette position trouverait déjà un écho favorable auprès de plusieurs présidents de clubs de Ligue 1 et de divisions inférieures, qui dénoncent un flou institutionnel persistant à l’approche de l’élection.
Le processus électoral entre dans sa phase décisive
Le processus électoral de la FIF est désormais entré dans une phase déterminante. Depuis l’ouverture officielle du dépôt des candidatures, le lundi 20 juillet 2026, les différents états-majors s’activent pour finaliser leurs dossiers.
Les candidats disposent jusqu’au lundi 10 août 2026 pour déposer leurs dossiers, avant le scrutin fixé au samedi 12 septembre 2026. À l’approche de cette échéance, Cissé Souleymane entend donc imposer dans le débat une vision axée sur la réforme de la gouvernance, la transparence et la reconstruction de la formation à la base.
Médard KOFFI