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La Commission Électorale Indépendante (CEI) a ouvert ce 6 mai 2026 à Assinie un atelier de bilan sur les élections de 2024-2025. Cet événement marque une étape clé avant sa dissolution et la création d'une nouvelle institution.
Abidjan (Côte d’Ivoire), 6 mai 2026 (crocinfos)– La Commission Électorale Indépendante (CEI) a ouvert ce mercredi 6 mai 2026, à Assinie, un atelier-bilan d’évaluation interne des opérations électorales pour la période 2024-2025, un jour avant sa dissolution. Cet événement, qui se poursuit jusqu’au 8 mai, se présente comme une dernière occasion d’analyse et de réflexion sur les défis rencontrés ainsi que les acquis réalisés par l’organe chargé de la gestion des élections en Côte d'Ivoire. L'atelier s'inscrit dans une démarche de gouvernance démocratique, avec pour objectif de préparer la transition vers une nouvelle institution électorale, dont la dénomination n’a pas encore été rendue publique.
Présidé par Mme Klintio Marguerite Koné Yoli-Bi, présidente du Comité Scientifique, l'atelier a réuni les membres de la CEI, les commissaires centraux ainsi que des experts invités à enrichir les débats. Cet atelier constitue une étape décisive dans le processus de révision des dispositifs électoraux ivoiriens et a pour but d’évaluer les principales opérations électorales de la période écoulée. Parmi les points à l’ordre du jour figurent notamment la révision de la liste électorale (2024-2025), l'élection présidentielle d’octobre 2025 et les élections législatives de décembre 2025.
Cette initiative s'inscrit dans le respect des engagements internationaux de la Côte d'Ivoire, notamment la Déclaration de principes pour l’observation internationale des élections des Nations Unies (2005) et la Charte africaine de la démocratie de l’Union africaine (2007). Ces textes mettent en exergue l'importance de la transparence, de l'intégrité, de la crédibilité, ainsi que de la redevabilité des processus électoraux. Ils insistent également sur la nécessité d’institutions électorales indépendantes et sur la mise en place de mécanismes d’évaluation rigoureux.
Les travaux sont conçus pour être interactifs et participatifs, chaque session donnant lieu à des échanges entre les membres, après quoi les rapports sont affinés en fonction des contributions recueillies. À la fin de chaque session, un résumé des observations de l’assemblée est présenté, et les ajustements nécessaires sont effectués.
L'atelier se déroule sur trois jours et est structuré autour de présentations des rapports des sous-commissions chargées d’évaluer les différentes étapes du processus électoral. Chaque rapport, présenté par un rapporteur sous l'autorité de son président, suivra un canevas précis : activités réalisées, difficultés rencontrées, recommandations et délais d’exécution. Le tout dans un cadre organisé, avec un timing strict imposé pour les présentations et les échanges. Le respect de cette organisation est assuré par des modérateurs et rapporteurs désignés par le comité scientifique, chargés de veiller à la bonne conduite des discussions.
Les travaux sont conçus pour être interactifs et participatifs, chaque session donnant lieu à des échanges entre les membres, après quoi les rapports sont affinés en fonction des contributions recueillies. À la fin de chaque session, un résumé des observations de l’assemblée est présenté, et les ajustements nécessaires sont effectués.
Au-delà du simple bilan, cet atelier vise à consolider les résultats obtenus et à formuler des recommandations qui, sans nul doute, constitueront la base des travaux de la future institution qui prendra le relais de la CEI. Les discussions porteront sur des axes d’amélioration au regard des standards internationaux et des réalités spécifiques de la Côte d'Ivoire.
Les experts soulignent que la transition vers une nouvelle institution électorale ne doit pas se limiter à une simple dissolution de la CEI. Il est impératif de mener des réformes institutionnelles profondes, notamment concernant les attributions électorales du Conseil Constitutionnel. La proposition d'une Haute Cour Électorale pour gérer les contentieux électoraux, comme le suggère Aube Nouvelle, Vincent Toh Irié, à l’image des systèmes d’autres pays africains, est jugée bienvenue pour renforcer la crédibilité des processus électoraux.
Au-delà du simple bilan, cet atelier vise à consolider les résultats obtenus et à formuler des recommandations qui, sans nul doute, constitueront la base des travaux de la future institution qui prendra le relais de la CEI. Les discussions porteront sur des axes d’amélioration au regard des standards internationaux et des réalités spécifiques de la Côte d'Ivoire.
Parallèlement, un appel est lancé pour une révision complète de la liste électorale. La proposition consiste à créer une nouvelle liste, totalement connectée au fichier de l’état civil, afin de garantir son actualité et sa fiabilité.
Ce bilan constitue donc non seulement un examen rétrospectif, mais également une projection vers l’avenir, dans l’espoir de voir la Côte d'Ivoire évoluer vers des élections plus transparentes et crédibles. Il est espéré que la dissolution de la CEI marquera le début d’une nouvelle ère pour la démocratie ivoirienne, avec une institution électorale moderne et plus fiable.
Les résultats des travaux de cet atelier devraient, selon certains observateurs, fournir une base solide pour les futures réformes électorales du pays.
Athanase Kangah avec le sercom