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Près de neuf millions de Béninois votent ce dimanche 11 janvier pour des législatives et communales à enjeux, organisées dans un climat sensible, un mois après une tentative de coup d’État manquée visant Patrice Talon.
Près de neuf millions de Béninois sont attendus aux urnes ce dimanche 11 janvier, à l’occasion des élections législatives et communales, organisées dans un contexte politique sensible, un mois après une tentative de coup d’État manquée contre le président Patrice Talon. Ce scrutin intervient à quelques mois de l’élection présidentielle prévue en avril, à l’issue de laquelle le chef de l’État passera la main.
Les élections législatives, organisées au scrutin uninominal à un tour, visent à renouveler les 109 sièges de l’Assemblée nationale. La coalition présidentielle, qui regroupe trois partis, ambitionne de conforter sa large majorité parlementaire. Elle détient actuellement 81 sièges, contre 28 pour le principal parti d’opposition, Les Démocrates.
Pour cette formation politique, l’enjeu est majeur. Les législatives constituent le seul scrutin auquel elle est autorisée à participer cette année, ses candidatures aux élections communales ayant été rejetées, tout comme celle de son candidat à la présidentielle, faute d’avoir réuni le nombre requis de parrainages. À cela s’ajoute un défi supplémentaire : atteindre le seuil de 20 % des suffrages exprimés dans chacune des 24 circonscriptions électorales, condition indispensable pour obtenir une représentation parlementaire.
Affaibli par des dissensions internes ces derniers mois, le parti d’opposition aborde donc ce scrutin dans un climat d’incertitude. De son côté, la campagne électorale s’est déroulée sans grands rassemblements populaires. La plupart des partis ont privilégié des actions de proximité, notamment le porte-à-porte, pour mobiliser l’électorat.
En parallèle des législatives, les électeurs sont également appelés à désigner leurs conseillers communaux.
Y. K