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Épées de Damoclès brandies contre l’opposition, les charges retenues contre les opposants sont passées de 20 à 17 au fil du temps, pour les plus chanceux. À ceux qui négocient leur retour, « n’ont qu’à venir ou qu’ils viennent », comme le dirait l’autre.
Abidjan, le 25 octobre 2026 (crocinfos.net) – Au cours de ces dernières années, en Afrique de l’Ouest, l’on se croirait à une rencontre sportive juridico-politique. Car, sur ce lopin de terre africaine, les maillots juridico-politiques les plus prisés par l’arbitre sociétal, contre le gré des joueurs, portent pour l’heure les numéros 20 et 17.
Dans un passé très récent, ce furent les fameux 20 pour tous. Des 20 moqués même par le vainqueur de la CPI, loin de savoir que ce choix numérologique serait un frein à son ascension politique future.
Aujourd’hui est venu le tour du maillot 17, porté de force sur plusieurs joueurs, même les plus discrets. Freinant ainsi, au passage, l’aisance des actions futures des jokers ou des pièces de rechange dans ce sprint politique, dont la mise en place des structures peine à voir le jour. Un sprint où Pharaon et un opposant historique, censé pourtant promouvoir la démocratie, s’emploient stratégiquement à positionner leur propre copie, gauchement et veulement, comme l’échec des albatros à l’époque, sur les bords du navire transportant Charles Baudelaire.
Mais on oublie très souvent que, lorsque les hommes agissent, ils finissent toujours par libérer « le tabouret » un jour. Et savoir partir fut la formule très imagée employée par un homme de Dieu lors de la messe marquant la fin de l’exercice de sa mise à disposition pour servir le Créateur et ses semblables.
Après le ministre Zizou le Petit, le 23 octobre 2026 dernier, Georgeo, Rogah, Alino, Augustino, Vétcho, Guillaumiero, Sébastiano, Manou, Dani et Fabio : à qui reviendra aussi le maillot 17 ? Que ceux qui négocient leur retour « n’ont qu’à venir ou qu’ils viennent ».
Après les maillots 20 et 17, viendra peut-être aussi le tour du maillot zéro, symbole des alliances politiques.
Lainé GONKANOU, correspondant régional