Lucien Houédanou, vice-président de la CIJP. Ph. Archives
Lucien Houédanou, vice-président de la CIJP, dénonce la décontextualisation de son interview rediffusée le 6 mars. Il clarifie ses propos et réaffirme son indépendance au sein de la commission paritaire.
Abidjan (Côte d’Ivoire), le 6 mars 2026 (crocinfos)---Lucien Houédanou, vice-président de la Commission paritaire d'attribution de la carte d'identité de journaliste professionnel et de professionnel de la communication (CIJP), a réagi vivement à la polémique qui a éclaté suite à la rediffusion, le matin du 6 mars 2026, d'une interview qu’il avait accordée à Jean-Claude Mabéa de la Radio de la Paix le 26 février, après le Congrès extraordinaire de l'UNJCI.
Diffusée pour la première fois le 27 février 2026, l’interview avait été mise en avant de manière à laisser entendre qu’elle avait été réalisée récemment, ce qui, selon Houédanou, est une décontextualisation volontairement orientée. Dans une déclaration, il précise que ses propos ont été extraits de leur contexte, créant ainsi un biais qui pourrait induire des malentendus.
"Faire passer ces propos comme ayant été tenus aujourd'hui relève d'une manipulation qui peut dénaturer leur sens", a-t-il souligné. Toutefois, Houédanou a tenu à clarifier que, sur le fond, il ne renie en rien les appréciations exprimées lors de cette interview. Selon lui, les opinions émises peuvent être sujettes à débat, ce qui est normal dans le cadre d’un échange démocratique.
Il a également tenu à rappeler que la confusion qui lie ses propos à la communication signée par la CIJP le 3 mars 2026 était infondée. "Le lien qui a été établi entre mes propos et le communiqué de la CIJP est une fausse information, voire un procès d'intention", a affirmé le vice-président de la CIJP. Il a précisé que, bien qu’il ait signé le communiqué, c’était dans le cadre de ses fonctions et suite à l’empêchement du Président de la CIJP, Vamara Coulibaly, pour raison de santé.
Houédanou a conclu en dénonçant une volonté malveillante de prêter à sa position un pouvoir d’influence sur les décisions collégiales de la CIJP, composée de professionnels expérimentés désignés par les instances de régulation et d'autorégulation. Il insiste sur le fait qu'aucun complot prémédité n’a eu lieu.
Médard KPFFI