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À l’approche des élections législatives, il est essentiel de rappeler que le rôle du député dépasse les intérêts partisans. La République se renforce dans la responsabilité, l’exemplarité et la quête du bien commun, loin des promesses démagogiques.
Par Yaya Fofana, Président du MFA
À l’approche des élections législatives, notre Nation entre dans un moment de vérité démocratique.
Ce rendez-vous ne doit pas être un temps d’agitation, mais un temps de discernement.
Car la République ne se renforce pas dans la précipitation ; elle se consolide dans la responsabilité.
La Côte d’Ivoire s’est construite dans l’effort, la patience et le sens du long terme.
Elle a appris que l’avenir d’un pays ne se décide ni dans l’émotion ni dans la démagogie, mais dans la lucidité, la mesure et la fidélité à l’intérêt général.
Les élections législatives ne sont pas une simple compétition.
Elles engagent la qualité de notre représentation nationale, la solidité de nos lois et la crédibilité de l’État.
Elles doivent être un moment d’élévation, non de surenchère ; un moment de vérité, non d’illusion.
Il est donc nécessaire de rappeler, avec calme mais avec fermeté, une vérité essentielle au bon fonctionnement de la République : tout le monde ne peut pas être député.
Non par exclusion.
Non par mépris.
Mais par exigence institutionnelle.
La République n’a jamais été une distribution de postes.
Elle est une architecture de responsabilités.
Être député n’est ni un statut social, ni une récompense personnelle, ni un raccourci vers le pouvoir.
Être député est une mission précise, encadrée par la Constitution, fondée sur la loi, le contrôle de l’action publique et la représentation de la Nation.
Il faut également le dire avec clarté, sans faux-semblants :
un député n’est pas un acteur de développement local au sens opérationnel.
Le député ne construit pas les routes.
Il ne réalise pas les écoles.
Il ne finance pas les projets communautaires.
Faire croire le contraire est non seulement une erreur, mais une démagogie dangereuse.
Promettre ce que l’on ne peut ni légalement ni institutionnellement faire, c’est tromper les citoyens.
Il est donc nécessaire de rappeler, avec calme mais avec fermeté, une vérité essentielle au bon fonctionnement de la République : tout le monde ne peut pas être député.
Et tromper le peuple, même avec de bonnes intentions, est une forme d’irrespect envers la République.
Le rôle du député est ailleurs, et il est essentiel.
Il consiste à voter des lois justes, à contrôler l’action du gouvernement, à défendre l’intérêt général, à porter la voix des territoires dans l’hémicycle national, à améliorer le cadre légal qui permet, justement, le développement.
Il est toutefois important de rappeler une autre réalité fondamentale de notre démocratie : le député est élu sous la bannière d’un parti politique, mais dès son élection, il devient le représentant de toute la Nation.
Le parti politique est un cadre d’expression, une école de pensée, une voie d’accès à la compétition démocratique.
Mais le mandat parlementaire, lui, dépasse les appartenances partisanes.
Une fois élu, le député ne défend plus un camp contre un autre ; il défend le peuple dans sa diversité et la Nation dans son unité.
C’est à ce moment précis que commence le sens de l’État.
Quand l’intérêt général prend le pas sur les logiques partisanes.
Quand la fidélité à la République devient plus forte que la fidélité à une étiquette.
Quand le député comprend qu’il n’est pas le porte-voix d’un parti, mais un dépositaire de la souveraineté populaire.
Le développement durable ne se construit pas par des promesses individuelles, mais par des lois solides, des politiques publiques cohérentes et des institutions respectées.
Confondre les rôles affaiblit l’État.
Clarifier les responsabilités renforce la démocratie.
Notre pays a donc besoin de députés conscients que le mandat n’est pas un guichet, mais un engagement moral.
Des femmes et des hommes qui savent dire la vérité, même lorsqu’elle est moins séduisante que les promesses faciles.
Car la sincérité est la première forme de respect envers les électeurs.
Dans l’esprit de sagesse et de retenue qui a toujours guidé la construction nationale, la parole politique doit rester un outil d’éveil, non de manipulation.
On ne bâtit pas une Nation sur des illusions, mais sur la clarté des rôles et la sincérité des engagements.
La responsabilité incombe aux candidats.
Mener une campagne digne, c’est expliquer ce que l’on peut faire, mais aussi ce que l’on ne peut pas faire.
C’est refuser la facilité des promesses impossibles.
C’est préférer la vérité durable à l’applaudissement immédiat.
Les institutions, de leur côté, doivent continuer d’incarner la neutralité, la rigueur et l’impartialité.
Un processus électoral crédible, porté par des discours responsables, est la meilleure garantie de la paix et de la stabilité.
À nos concitoyens, il revient également une responsabilité majeure :
exiger la vérité, refuser la démagogie, distinguer le rôle du député de celui des autres acteurs publics.
Car une démocratie mûre est une démocratie où le peuple sait ce qu’il attend de chaque institution.
Les élections législatives doivent être un moment de consolidation nationale.
Un moment où chacun comprend que servir la République ne passe pas nécessairement par l’accès à un mandat, mais par le respect des règles, la clarté des rôles et la recherche constante de l’intérêt général.
Servir la République, ce n’est pas promettre l’impossible.
C’est dire la vérité, assumer ses responsabilités et préserver l’essentiel : la paix, l’unité nationale et la crédibilité de l’État.
À Abidjan, le 24 décembre 2025
[Message de Joyeux Noël du MFA]
Yaya Fofana, le président du MFA sous souhaite joyeux Noël
En cette période de Noël, le Mouvement des Forces d’Avenir (MFA) adresse ses vœux les plus sincères de paix, de solidarité et d’espérance à toutes les familles.
Noël nous rappelle l’importance du partage, du vivre-ensemble, de la compassion et de la responsabilité collective. Ce sont ces valeurs qui fondent une Nation forte, unie et tournée vers l’avenir.
Que cette fête soit pour chacun un moment de recueillement, de renforcement des liens familiaux et de renouveau moral, au service de la paix et du progrès.
Le MFA réaffirme son engagement à œuvrer pour une société juste, équilibrée et porteuse d’avenir pour toutes et tous.
Joyeux Noël à toutes et à tous
À Abidjan, le 25 décembre 2025