Illustration caricature générée par IA
Gnambros et orpaillage illégal, longtemps dénoncés par la presse, semblent enfin mobiliser les autorités. Mais au-delà des sanctions ponctuelles, l’urgence est d’identifier les causes profondes qui nourrissent l’impunité et fragilisent durablement le corps social ivoirien.
Les phénomènes des "gnambros" et de l’orpaillage illégal ont-ils enfin retenu l’attention des autorités compétentes ? La question, légitime, s’impose.
Et pour cause : depuis plusieurs décennies, ces deux plaies et bien d’autres ont été inlassablement portées à la connaissance du public par la presse nationale et internationale. Un simple passage sur un moteur de recherche suffit à s’en convaincre. Les archives sont troublantes et accablantes.
Des vies entières ont été fauchées, souvent au sein des familles les plus démunies. Les administrations en charge de la question se sont contentées, jusqu’à présent, de communiqués laconiques et de sanctions ponctuelles, sans jamais proposer de remède structurel.
Quel est donc le virus, le bacille, le vecteur qui a permis à ces maux de prospérer si longtemps en toute impunité ?
Or, voici qu’à nouveau l’actualité s’en empare avec une insistance remarquable. Comme si, après avoir été transportés de longues années dans l’ambulance médiatique, les deux "grands malades" que sont l’orpaillage illégal et les gnambros venaient enfin d’être admis au chevet du médecin.
Le diagnostic s’annonce vital. Il s’agit de sauver le corps social. Le peuple tout entier, sans considération d’origine ni de rang.
Mais avant toute ordonnance, le praticien se doit d’interroger. D’ausculter. De remonter aux causes.
Quel est donc le virus, le bacille, le vecteur qui a permis à ces maux de prospérer si longtemps en toute impunité ?
Car soigner les symptômes sans traiter le mal reviendrait, une fois de plus, à renvoyer le malade chez lui... en attendant la prochaine ambulance.
Charles Kpan